Bertrix hier soir: présentation du plan alternatif vivalia

Rappelons que vivalia doit absolument restructurer les hôpitaux de la province et que deux plans sont sur la table. "Vivalia 2025" qui prévoit deux gros sites : le maintien de la clinique de Marche et la construction d'un nouvel hôpital au centre-sud de la province, entre Habay et Léglise.
Et puis, il y a le plan alternatif dit Plan "Bis", porté par la ville d'Arlon et le Professeur Alain De Wever, qui propose le maintien de trois hôpitaux, à Marche, Libramont et Arlon.
Ce plan alternatif a été présenté hier soir et le débat qui a suivi la réunion a duré plus de trois heures. Pour commencer le bourgmestre d'Arlon, Vincent Magnus, a plaidé la cause de l'hôpital de sa ville et le maintien des trois sites existants et complémentaires :

"Je pense que les gens ont besoin que les services par lesquels on est proche de son hôpital, restent dans les hôpitaux en question : Arlon, Libramont et Marche."

Vint ensuite l'exposé détaillé du professeur De Wever, et pendant deux heures de très nombreuses questions, principalement de la part de médecins de différents sites, notamment sur la création de services unifiés entre les trois sites. Le docteur Jean-Bernard Gillet est le directeur général adjoint de Vivalia, il fait les comptes :

"Pour organiser une garde de neurologie, de cardiologie, de pneumologie sur trois sites, il faut 18 neurologues... Ce n'est pas possible autrement."

Il y a donc un problème de recrutement de nouveaux médecins. Problème aussi au niveau de la manière dont les urgences seraient prises en charge. Des équipements de pointe que l'on retrouverait plus facilement dans un hôpital centralisé, bref beaucoup de scepticisme. Pour le bourgmestre d'Arlon, il faut travailler encore dans les semaines qui viennent, pour essayer de les convaincre.

Pour la mi-juillet le conseil d'administration de Vivalia devrait enfin trancher; deux ans après la première présentation du plan 2025. Notamment si l'on veut que la Région wallonne subventionne le projet luxembourgeois. Pour Jean-Marie carrier le président de Vivalia, on ne peut plus continuer de la sorte :

"Je suis content qu'on ait eu l'occasion de débattre aujourd'hui, même si on estime que le dossier 2025 est un dossier important, maintenant il y en a un autre, qui sera analysé avec le sérieux qu'il mérite."

Philippe Herman

 

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