Beaucoup d'étudiantes de Mons ressentent un sentiment d'insécurité en ville et à l'Université

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Illustration - © Pixabay

Beaucoup de jeunes étudiantes de Mons évoluent dans un sentiment d’insécurité. Elles sont nombreuses à s’être déjà senties suivies par des hommes inconnus en traversant la ville. Les zones les plus citées sont le quartier de la gare, les abords de la prison, la plaine de Nimy et la place du parc, autant d’endroits souvent cités comme lieux malsains.

De nombreux témoignages

Les témoignages allant dans ce sens sont assez nombreux sur le Facebook de l’UMons et il ne faut pas beaucoup chercher pour rencontrer des étudiantes qui ont déjà été la cible de tels faits : "J’ai eu envie de pleurer, avoue l’une d’elles, quand je me suis rendu compte que sur les six filles présentes dans la pièce, cinq d’entre nous avaient connu une expérience similaire". (La suite de l'interview audio est disponible en dessous de l'article).

Devant de tels témoignages, on peut se demander s’il est établi que des pervers rôdent à Mons. La réponse est négative. La police n’a pas recensé plus de faits de harcèlement que dans d’autres villes. Il n’en demeure pas moins que pour aider les forces de l’ordre, les personnes victimes de ce genre de mésaventure ne doivent pas hésiter à porter plainte, même quand elles ont l’impression de ne pas être prises ou pris au sérieux. Cela pourrait déboucher sur l’identification des harceleurs…

Sur le campus aussi

La question est maintenant de savoir si ces étudiantes de l’UMons ont ce même sentiment d’insécurité à l’intérieur de l’université ? Elles ont surtout l’impression que les hommes se sentent toujours tout permis, et qu’ils ne sont, de toute façon, jamais punis. Un sentiment que réfute Marc Labie, premier vice-recteur de l’UMons : "C’est tout à fait inexact, nous avons dans notre règlement un article 32 qui prévoit tout à fait explicitement que tous les membres de la communauté universitaire, qu’il s’agisse d’enseignants ou d’étudiants, doivent faire preuve de respect les uns vis-à-vis des autres. Dès lors, si un problème se pose, qu’il se pose dans le cadre de l’université et est le fait de membres de l’université, il est tout à fait possible d’attirer l’attention des autorités sur cette problématique et ce sera traité".

L’UMons a aussi interpellé la police sur ces cas de harcèlement en rue. Une manière de montrer que l’université prend le problème très au sérieux.

 

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