Avenue Louise : l'abattage des marronniers a repris

Dans le cas de l'avenue Louise, les arbres abattus ne seront pas forcément replantés
Dans le cas de l'avenue Louise, les arbres abattus ne seront pas forcément replantés - © Google Street View

L'abattage des marronniers de l'avenue Louise reprend ce lundi soir. Les travaux avaient débuté mi-juillet avant d'être interrompus quelques jours plus tard. Bruxelles-Mobilité ne pouvait abattre ces arbres pendant la période de nidification ayant lieu jusqu’au 15 août, en vertu de l'ordonnance nature. Les travaux reprennent donc pour ces quinze marronniers qui sont instables et menacent la sécurité des passants et des automobilistes.

Ces arbres présentent effectivement un risque pour la sécurité des passants et des automobilistes. Camille Thiry, la porte-parole de Bruxelles-Mobilité, explique : ''C’est effectivement pour cela que nous avons commencé à intervenir début juillet sans vouloir attendre la fin de la période de nidification ou une dérogation qu’on aurait pu ou pas obtenir. Ces arbres sont dangereux. Il y a des possibilités de ruptures au niveau du tronc ou du collet, c’est-à-dire que des trous dans les troncs peuvent entraîner le bris de branches importantes ou même de l’arbre. Et s’il tombe sur la voie publique, cela peut engendrer des problèmes pour les riverains qui passent en dessous ou qui y stationnent leur véhicule. Pendant quatre nuit, nous allons donc abattre les 16 arbres qu’il reste sur les 19 qui devaient être abattus.’’

Dans le cas de l'avenue Louise, les arbres abattus ne seront pas forcément replantés. Mais à d’autres endroits, il s’agira de choisir quelles espèces planter.

À Bruxelles, l'administration régionale en charge de la mobilité gère 27 000 arbres d’alignement sur les voiries. Sur la centaine d’espèces inventoriées, quatre constituent deux tiers environ du total des arbres recensés. Il s’agit des traditionnels marronniers, érables, tilleuls et platanes. Camillle Thiry, porte-parole de Bruxelles-Mobilité, souligne : ''On favorise les essences indigènes mais on cherche aussi à introduire un maximum de biodiversité en proposant parfois, dans le cadre de certains projets, des essences assez originales telles que par exemple des méta-séquoias comme c’est notamment le cas avenue de Vilvorde.’’

Aujourd'hui, en tout cas, si c'était à refaire, on ne replanterait pas comme on l'a fait, il y a parfois plus de cent ans. Le gabarit des rues a changé. La circulation a aussi fort évolué.

''Il y a énormément de contraintes qui pèsent aujourd’hui sur les arbres d’alignement, notamment en matière en pollution. Ce sont des arbres qui ne sont pas toujours protégés du trafic, qui doivent être absolument résistants. Le système racinaire ne doit pas être trop développé, surtout pas à fleur de sol parce que sinon, ils vont remonter les pavés au niveau des trottoirs. Les arbres doivent également avoir une ramure relativement haute, ce qui permet par exemple le passage de caténaires de trams ou de camions’’ ajoute Camille Thirry.

Autant de contraintes qui n'existaient pas encore du temps des calèches.

Pierre Vandenbulcke

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