Avantages sociaux dans les écoles de Tournai: 450.000€ pour enterrer la hache de guerre entre le libre et l'officiel

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Illustration - © Flickr - MC Quinn

Fin de la polémique, un accord a été trouvé pour un équilibre de traitement des avantages sociaux entre les différents réseaux scolaires à Tournai.  Par avantages sociaux on entend, par exemple, le coût des garderies, des cantines, des piscines et des voyages scolaires.

Le libre s’estimait lésé

Depuis des années à Tournai, les directions de 23 écoles du réseau libre s'estiment discriminées par rapport aux établissements du réseau communal en raison de l’intervention dont bénéficient les élèves de l’officiel dans les coûts de ces avantages. Une situation que les directions du libre jugeaient d’autant plus inacceptable qu’un décret consacre l’égalité de traitement entre les deux réseaux. Pour rétablir un équilibre, ces directions réclamaient donc 4 millions d’euros.

Un accord

Réunis autour de la table, les représentants de la Ville de Tournai et ceux du réseau Libre sont finalement arrivés à un accord sur la compensation. Le montant de celle-ci est de 450 000 euros, une somme nettement inférieure aux 4 millions réclamés d’emblée par le libre.

La ville de Tournai et les écoles du Libre se sont également accordées sur l’établissement d’une convention pour les dix ans à venir. Dans cette convention, la ville s’engage à verser chaque année aux écoles libres une somme équivalente à 15 euros par enfant, le nombre étant établi sur base des chiffres de fréquentation de l’année scolaire précédente. Avec cette clef de répartition, le montant octroyé à l’ensemble des 23 écoles libres devrait tourner autour des 50 000 à 60 000 euros.

Des exigences

Cette convention n’accorde toutefois pas un blanc-seing au libre pour sa gestion. Pour obtenir cette somme, ces écoles libres devront respecter certaines conditions comme les heures d’ouverture.

Ainsi les garderies ne pourront pas ouvrir avant 7 heures ni fermer après 18 heures pour éviter que l’amplitude ne serve de produit d’appel à un établissement. De même, la somme de 50 centimes d’euros devra être réclamée aux parents, aussi bien le matin que le soir, là aussi pour éviter une distorsion de concurrence.

L’accord ouvre aussi la possibilité aux écoles libres de participer à l’appel d’offres de la ville pour la fourniture des repas, leur permettant ainsi de bénéficier des mêmes repas que les écoles communales et ce pour un même tarif.

La convention est d’application pour cette année scolaire 2017-2018.

 

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