Auderghem: une conseillère n'a pas pu siéger car elle est en congé de maternité

La maison communale d’Auderghem.
La maison communale d’Auderghem. - © RTBF

Élise Willame, conseillère Écolo à Auderghem, est indignée. Jeudi soir, elle n’a pu siéger au conseil communal au motif… qu’elle est en congé de maternité. Élise Willame accouchera bientôt et comme elle est déjà en congé de maternité, la loi lui impose de ne prester aucune activité. Sinon, elle risquerait de perdre ses indemnités. Or, elle veut exercer son mandat de conseillère communale et conteste donc cette inactivité forcée.

"Ce qui me choque le plus, c’est la discrimination, déclare Elise Willame. Quelqu’un qui serait au chômage ou en congé maladie pourrait siéger s’il prévient sa caisse d’allocations. Moi pas. Ce n’est pas une question de jeton de présence mais bien le fait que je ne peux exercer mon mandat politique, mandat pour lequel j’ai été élue en 2012. Cette discrimination qui a encore lieu entre les hommes et les femmes en politique est choquante, d’autant plus à un moment où l’on se bat pour atteindre une égalité hommes-femmes."

Élise Willame veut donc siéger au conseil communal pendant son congé de maternité. Mais en même temps, est-ce que cela ne menace pas toutes les femmes qui ont besoin ou envie que l'on respecte ce temps de repos? C'est une vraie question mais pour Élise Willame, être conseillère communale, ce n'est certainement pas un travail à temps plein. "C’est une réunion par mois plus les commissions, précise la conseillère Écolo. Ce n’est quand même pas la même chose qu’un emploi. C’est important aussi que les femmes puissent avoir accès à un repos après l’accouchement. Ici, ce qui me choque, c’est que ce n’est pas une activité à temps plein et que c’est un travail que j’ai vraiment envie de poursuivre."

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu’Élise Willame a de la suite dans les idées puisqu'en 2012, le même problème s'était posé : elle attendait alors son premier enfant. A l'époque, le ministre Philippe Courard (secrétaire d’État chargé des risques professionnels) avait déjà été interpellé à ce propos mais aucune suite n'avait été donnée.

Véronique Fievet

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