Auderghem : nouvel arrêt de travail à l'école Schaller, des enfants bloqués dans les bus

Une trentaine de professeurs manifestaient devant l'école
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Une trentaine de professeurs manifestaient devant l'école - © Tom Denis/RTBF

Depuis un peu moins d'un mois, une partie des professeurs de l’école spécialisée Schaller à Auderghem observent des arrêts de travail.

Ce mardi matin, un tiers des professeurs n’ont pas assuré l’accueil du matin. Résultat : les enfants ont dû rester dans les bus, une petite heure avant d’être pris en charge. "Il y a énormément de problèmes au niveau de la communication et du bien-être des enseignants. La direction met énormément de pression sur eux. Ce sont des petites choses qui sont continuelles et qui sont vraiment usantes", explique Thibault Gerday permanent syndical CSC enseignement.

"On veut une école humaine"

Sur place une trentaine de professeurs exhibaient des pancartes avec les slogans : "non-assistance à école en danger" ou encore "On veut une école humaine". Tous demandent le départ de la directrice. Elle n’assurerait pas une ambiance sereine au sein de l’établissement. Écartée l’année dernière préventivement, la directrice a été remise en fonction mi-octobre, le moment du début de la protestation. L’enquête n’a pas abouti.

"Bouc émissaire d’une situation qu’on laisse pourrir"

"Rien dans le dossier et aucun reproche grave qui lui serait fait, n’était de nature à justifier une suspension préventive", analyse l’avocat de la directrice, Jean Bourtembourg "on peut expliquer ces tensions au sein de l’école, par une accumulation d'événements déplaisants, par des problèmes parfois externes à l’école et, par une absence totale de réponse apportée aux constats qui sont faits. Ma cliente est devenue le bouc émissaire d’une situation qu’on laisse pourrir", conclu l’avocat.

Du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles. On nous dit pourtant que l’affaire est suivie attentivement. Le sujet est sensible, concerne des personnes et une procédure administrative est en cours. Prudence nous dit-on, c’est pourquoi ni l'administration, ni le cabinet du ministre, ne veulent accorder d’interview.

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