Au rayon "offres d'emploi"... on engage des éclusiers!

La Région wallonne vient en effet de publier un appel à candidatures, notamment pour les écluses de Flémalle et Visé.

Quel est le profil recherché, pour ce métier assez atypique?

Question diplôme, pas besoin de charger la barque : il faut juste avoir fait ses primaires, savoir lire et écrire. De toute façon, il n'y a pas d'école pour devenir éclusier. La formation se fait sur le tas.

Mais faut-il avoir des gros biceps pour autant ? Est-ce un job uniquement destiné à des armoires à glaces capable de faire tourner des manivelles ?    

"Pas du tout", nous a répondu Stéphan Nivelles, directeur aux voies hydrauliques de Liège. "Manipuler des écluses à la main… cela se faisait peut-être encore au 19è siècle, lorsqu'elles étaient petites. Maintenant, nous avons des écluses qui font 225 mètres de long pour 25 mètres de large. Plus aucun mécanisme manuel n'est capable de manœuvrer de tels engins ! Tout se fait à présent via des vérins et des moteurs. Les éclusiers ont des cabines, derrière un poste de commande, où ils appuient soit sur des boutons (pour les plus anciennes installations) soit via ordinateur (pour les plus récentes) pour commander les manœuvres et assurer la gestion du trafic. C'est donc un métier qui peut s'adresser à tout le monde !"

Ce qui est également demandé aux futurs éclusiers, c'est d'avoir le sens du contact, pour renseigner les bateliers. Bref, hermite s'abstenir !

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