Ath: Alibabache, la vache qui mâche sans bâche

Alibabache et ses entrepreneurs: Martin Catherine, Simon Boisdenghien, Valentin Cloots et Juliette Goethals.
Alibabache et ses entrepreneurs: Martin Catherine, Simon Boisdenghien, Valentin Cloots et Juliette Goethals. - © Alibabache

Premier Prix, Prix du public et Prix du défi "circulaire". Le projet Alibabache porté par quatre étudiants de la Haute Ecole Condorcet à Ath a raflé trois récompenses jeudi soir au YEP Challenge, un concours scolaire entrepreneurial organisé en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Alibabache part d'un constat: les bâches qui couvrent les stocks d'aliments pour bétail cumulent les défauts. "En Belgique, des milliers de tonnes de bâches plastiques et de pneus sont utilisés dans les exploitations agricoles pour couvrir les silos. Ce n'est pas très joli à voir dans nos campagnes, mais surtout, ça représente beaucoup de travail pour l'agriculteur", explique Valentin Coots, l'un des membres de l'équipe lauréate.

Pas joli et du travail pour l'agriculteur

"Pour poser la bâche, il faut être trois ou quatre. Et au quotidien, l'agriculteur devra enrouler sa bâche régulièrement pour distribuer l'alimentation à son bétail. En tout, ça représente environ quarante heures de travail par an". Ajoutez à cela la question de la pollution: "Ces bâches sont parfois recyclées, mais généralement, elles sont brûlées en fin de cycle".

Quatre étudiants ont travaillé sur une alternative naturelle. Alibabache, c'est une couverture de cinq centimètres préparée à base de résidus alimentaires et qui doit répondre à plusieurs besoins: garantir une bonne conservation de l'ensilage et le protéger des intempéries. Les jeunes entrepreneurs ont élaboré une recette en mélangeant plusieurs produits et sont arrivés à une solution satisfaisante.

Un test et un concours européen

"On a réalisé un prototype et ça fonctionne. Le gros avantage, c'est que cette couverture est comestible. Au fur et à mesure qu'on avance dans le silo, elle est distribuée aux vaches avec ce qu'il y a en-dessous."

Les étudiants envisagent un test à taille réelle pour l'an prochain. Mais avant ça, ils défendront leur projet à l'échelon européen. À cause du Covid-19, ils ne se rendront pas en Grèce. Mais Alibabache atterrira bien sur la table de ce nouveau jury.

 

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