Assises du Hainaut: Steven Daubioul trahi par son jeu en ligne

Console de jeu
Console de jeu - © @rtbf

A l'heure de l'hyperconnectivité, certaines données peuvent être cruciales pour la justice. Dernier exemple en date, le procès qui se déroule en ce moment aux Assises du Hainaut. Steven Daubioul, accusé de triple assassinat, a prétendu aux enquêteurs qu'il jouait à la Play Station au moment du meurtre d'une voisine le 20 juin 2013.

Sa console de jeu aurait pu être un alibi en béton. L’accusé s’est effectivement connecté au réseau en ligne ce jour-là, mais après l'heure du crime. C'est ce qu'ont révélé les données de l'entreprise Sony réclamées par le juge d'instruction. Les données de connexion de la console et celles de l’opérateur n’étaient pas concordantes, car Sony enregistre les parties de jeux au temps GMT. Ces données prouvent que Steven Daubioul ne jouait pas à la Play Station au moment du crime.

"Le changement d’heure n’est pas toujours automatique sur une console de jeu. Cet élément vaut la peine d’être vérifié", explique George Ataya, expert en informatique. Les plateformes de jeux enregistrent bon nombre de données sur les joueurs et leurs habitudes. Cette traçabilité a tout de même ses limites. Il est parfois difficile de déterminer qui se cache derrière une console.

"Pour se connecter, il faut donner son identifiant et son mot de passe. Tout le monde peut donner l’identifiant et le mot de passe de quelqu’un d’autre. Pour trouver des éléments probants dans le cadre d’une expertise judiciaire, il faudra identifier un individu sur base de données tangibles", explique encore George Ataya.

 

 

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