Assises du Hainaut : Pascal Baudoux condamné à 5 ans de prison

Pascal Baudoux à la Cour d'assises de Mons
Pascal Baudoux à la Cour d'assises de Mons - © Belga - Virginie Lefour

Au procès de Pascal Baudoux, 49 ans, l'accusé devait répondre de l'assassinat de son voisin, Jacques Marneffe, tué par balles, et de tentative d'assassinat sur Geoffroy Marneffe, le 10 février 2010 à Anderlues. Il a été condamné à 5 ans de prison ferme, qui était la peine minimum demandée par me ministère public.

Le jour des faits, Pascal Baudoux avait traversé la rue du Marais qui le séparait de ses voisins, Jacques et Geoffroy Marneffe. Armé d'un revolver, l'accusé était soupçonné d'avoir tiré à six reprises, vidant ainsi son chargeur.

Jacques Marneffe avait été atteint dans le dos par trois projectiles. Blessé mortellement, il s'était écroulé au sol. Son fils Geoffroy avait réussi à prendre la fuite et à se mettre à l'abri.

C'est le tireur, Pascal Baudoux, lui-même qui avait alerté les services de police.

Lors de la dernière audience en date, la partie civile et le ministère public représenté par l'avocate générale Ingrid Godart, ont réclamé la culpabilité de l'accusé. La défense a plaidé une culpabilité pour coups et blessures sous le coup de la provocation mais a écarté la notion de préméditation des faits.

Le verdict motivé est tombé jeudi tard dans la soirée : Pascal Baudoux a été reconnu coupable de meurtre et de tentative de meurtre.

L'avis du ministère public

Ce vendredi matin, le ministère public a requis un minimum de cinq ans de prison à l'encontre de Pascal Baudoux. "Cinq ans est le minimum en dessous duquel je vous demande de ne pas descendre parce que même si les faits ont été commis dans un contexte particulier, il s'agit de faits graves. L'aspect de sanction doit nécessairement être pris en considération", a affirmé l'avocate générale, Ingrid Godart qui a précisé qu'aucune circonstance atténuante n'était à retenir au bénéfice de l'accusé pour déterminer la peine, celles-ci ayant déjà été accordées par le jury lorsqu'il a reconnu la provocation. Le ministère public a souligné que de toute façon, l'accusé sortirait libre de la salle d'audience. "La peine doit avoir un aspect répressif qui le fasse prendre conscience que s'il est placé dans une situation similaire, il ne peut arriver à retrouver le même fonctionnement", a conclu Ingrid Godart.

L'avis de la défense

Pour Me Alexandre Wilmotte, conseil de l'accusé, il n'y a aucune raison que des circonstances atténuantes ne puissent pas lui être accordées à ce stade parce que les jurés ont statué en connaissance de cause.
Quatre circonstances atténuantes ont été pointées :
* l'absence totale d'antécédents judiciaires
* le comportement irréprochable de l'accusé depuis sa remise en liberté en février 2011, soit après un an d'incarcération
* le fait que Pascal Baudoux travaille et pourra indemniser les victimes
* les regrets de l'accusé.

La peine est tombée en fin d'après-midi ce vendredi: 5 ans de prison ferme.

Belga, Daniel Barbieux

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