Assises du Hainaut: ce jeudi après-midi, la parole était à la défense

Un des accusés, Orlando Leblond
Un des accusés, Orlando Leblond - © Belga - Virginie Lefour

Jeudi matin, les avocats des parties civiles sont intervenus dans le cadre de la réplique au procès d’Orlando Leblond, Ludovic Fichof, Jessy Dupont et Logan Mary. Les accusés doivent répondre de diverses infractions devant la cour d'assises du Hainaut, présidée par Olivier Delmarche.

Orlando Leblond est accusé de prise d'otage lors de son évasion de la prison de Huy le 18 juillet 2011, de l'homicide de Karim Bourzami à Anderlues le 10 décembre 2011, et de nombreux braquages. Sur plus de 240 questions, 28 concernent la prise d'otage de Luc Monfort, agent pénitentiaire à la prison de Huy. Son conseil, Me Laurent Winkin, après avoir rappelé les séquelles irréversibles de son client, a souligné que contrairement à ce qu'affirmait la défense de Ludovic Fichof, l'accusé n'était pas un simple suiveur.

Les actes qu'il a posé, imposer le silence à l'otage à l'aide d'un cutter, imposer le silence à ceux qui tentaient de s'interposer sont des initiatives que seul un acteur prend. Me Yves Demanet a indiqué que ne rien faire pouvait être considéré comme un acte de participation. "L'inaction consciente et volontaire constitue un encouragement à la perpétration des faits", a précisé l'avocat d'un couple de victime. Me Jean-Luc Fayt, conseil d'une des victimes, a surtout pointé la participation de Jessy Dupont aux faits en rappelant que la remise de l'arme, l'hébergement de Orlando Leblond, n'étaient pas des faits ponctuels et isolés mais qu'ils avaient eu lieu sur plusieurs mois.

A l'instar des autres avocats des parties civiles, Me Jean-Philippe Mayence, conseil de Florent Caldana, s'est dit indigné des propos tenus par la défense. Les avocats des accusés ont livré mercredi une autre version que celle établie, selon l'accusation, par l'entièreté du dossier et surtout par les déclarations de Florent Caldana. "Dans toutes ses déclarations, mon client a déclaré qu'il s'agissait d'un car-jacking. Et vous dites qu'il est un menteur ! ", a réagi Me Mayence.

Pour l'avocat général, Marc De Brackeleer, tous les éléments en droit sont établis pour démontrer le car-jacking, l'homicide et la tentative d'homicide "Mes convictions sont basées sur des éléments objectifs tels que la trajectoire, la distance, le nombre de tirs. La défense écarte tout et livre une version sur du vent", a affirmé le ministère public. Jeudi après-midi, la parole sera à la défense.

Belga

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK