Assises du Hainaut: empoisonnés par compassion

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Ouverture ce lundi devant les Assises du Hainaut à Mons du procès d'une infirmière accusée d'empoisonnement. Françoise Navez travaillait au home "Les Amarantes", à Loverval. Elle aurait tué des pensionnaires très âgées, pour, dit-elle, abréger leurs souffrances.

Françoise Navez est en fait poursuivie pour avoir injecté une dose létale d'insuline à plusieurs pensionnaires grabataires qui ne souffraient pas de diabète. Leur mort était donc quasi inéluctable.

L'affaire a été découverte par un urgentiste de l'hôpital civil de Charleroi. Il a réussi à établir le lien entre le décès de son nouveau patient et l'hospitalisation quelques mois plus tôt d'une autre patiente du même home. Les soupçons se porteront rapidement vers l'infirmière de la maison de repos. Une infirmière confirmée mais qui connaissait des problèmes d'alcool. Elle échouera au test du polygraphe. Elle reconnaîtra les faits. Elle prétend n'avoir retiré aucun profit personnel de ces décès.

Elle dit avoir agi uniquement par compassion envers ces pensionnaires en fin de vie. "C'était des plantes" déclare-t-elle et d'ajouter : "Je reste persuadée que leur état justifiait cette solution". Pour ces deux empoisonnements et une autre tentative d'empoisonnement, Françoise Navez risque la réclusion à perpétuité. L'euthanasie ne pouvant être pratiquée que par des médecins, dans un cadre légal très stricte et à la demande du patient.

E. Duvivier et G. Bonaventure

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