Assises du Hainaut: les accusés se rejettent la responsabilité des coups portés à la victime

Eric Van Hoe, l'un des accusés lors de la constitution du jury
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Eric Van Hoe, l'un des accusés lors de la constitution du jury - © Belga - John Thys

Le procès des meurtriers présumés de Michel Robette, retrouvé mort chez lui à Jurbise le 26 novembre 2016, a débuté ce lundi matin devant les Assises du Hainaut, à Mons, avec la lecture de l'acte d'accusation. Eric Van Hoe, Geoffrey Simoncini et Gabriel Place sont accusés de vol avec violences avec les circonstances aggravantes de meurtre et de torture. Ces deux derniers sont aussi poursuivis pour plusieurs vols. 

Le 26 novembre 2016, en matinée, le corps sans vie de Michel Robette (83 ans) était découvert dans sa maison située rue de Francquegnies à Jurbise. Le vieil homme avait été torturé et tué, frappé à la tête avec un objet tranchant. Sa voiture avait disparu et sa maison avait été fouillée.

C'est pas moi, c'est lui

Lundi matin, lors de l'instruction d'audience, Éric Van Hoe a déclaré devant la Cour d'Assises du Hainaut qu'il ne s'est pas rendu chez Michel Robette le 25 novembre 2016 au soir. "C'est un coup monté. Il leur fallait un coupable", a déclaré M. Van Hoe. Les deux autres accusés ont déclaré qu'ils n'avaient porté aucun coup à Michel Robette et que c'est Éric Van Hoe qui a porté le plus de coups.

Le 26 novembre, en matinée, le corps de Michel Robette était retrouvé chez lui par l'un de ses amis. L'homme, âgé de 83 ans, avait été torturé et son corps avait été brûlé en partie. Sa maison avait été fouillée et plusieurs objets avaient disparu, dont sa voiture qui sera retrouvée incendiée à Mons.

Michel Robette était l'époux de Mariette Galant, soeur de l'ancien bourgmestre de Jurbise, Jacques Galant. Il est l'oncle de Jacqueline, ancienne ministre fédérale et bourgmestres de Jurbise, et d'Isabelle Galant, bourgmestre de Lens. Il vivait encore dans la propriété familiale dite du "Moulin Galant".

Désigné comme le plus violent par Geoffrey Simoncini et Gabriel Place, lesquels multipliaient les vols à Jurbise et à Mons, Éric Van Hoe prétend qu'il ne s'est pas rendu chez Michel Robette, le 25 novembre au soir. "C'est un coup monté. Il leur fallait un coupable. (...) Je suis allé en train avec eux à Jurbise, mais je me suis arrêté près d'un cheval en bois. Je ne suis pas allé chez la victime. (...) Je n'étais au courant de rien. (...) Pour moi, c'était normal que Geoffrey revienne avec une camionnette car il devait aller chercher son matériel pour retaper une maison."

Une mise à mort

Geoffrey Simoncini soutient que Van Hoe était avec lui et Gabriel Place. "Il a donné des coups à Michel Robette pour savoir où se trouvait le coffre et obtenir le code de sa carte bancaire." Après plusieurs questions posées par le président, Simoncini avoue qu'il était d'accord pour mettre à mort la victime. En pleurs, il a présenté ses excuses à la famille de Michel Robette, présente dans le prétoire.

Gabriel Place, absent lors de l'interrogatoire de Simoncini, confirme que Van Hoe était présent sur la scène de crime et qu'il a porté des coups à Michel Robette. "Geoffrey a porté des coups mais c'est Éric qui s'excitait le plus. A la fin, Geoffrey a porté un coup de maillet. Éric s'en est pris à Geoffrey car il lui avait fait tuer un homme alors qu'il n'y avait pas d'argent."

 

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