Assises de Liège: Raphaël Wargnies reconnait le "crime homophobe"

Le Palais de Justice de Liège.
Le Palais de Justice de Liège. - © RTBF

Raphaël Wargnies, un habitant de Malmedy, est jugé depuis ce lundi matin devant les Assises de Liège pour un assassinat à caractère homophobe. C'est le premier procès du genre en Belgique. Il est accusé d'avoir tué, à coups de marteau, un sexagénaire homosexuel dans le parc d'Avroy, à Liège. Après les incidents survenus lundi, l’accusé a reconnu la préméditation et le "crime homophobe", et invoque cette fois-ci son droit à ne pas comparaître malgré l’ordonnance de prise de corps.

Au coup d’envoi du procès (lundi), Raphaël Wargnies a dans un premier temps refusé de comparaître. C’est donc de force qu'il a été amené au palais de justice. Après la lecture de l'acte d'accusation, Raphaël Wargnies a alors refusé de répondre à l'interrogatoire.

Ce mardi, nouvel incident : l’accusé invoque cette fois-ci son droit à ne pas comparaître. Le président a demandé à ses avocats de conclure par écrit s’ils soutenaient la demande de leur client. S'en est suivi une interruption de près de deux heures (une réunion avec le bâtonnier et des prises de renseignements au plus haut niveau judiciaire). Ensuite, la défense à demander à réfléchir plus longuement et le Président a renvoyé les témoins à la fin de journée.

Raphaël Wargnies a juste prononcé quelques mots : "Oui, il y a préméditation. Oui, c’est un crime homophobe. Quant au viol que j’affirmais avoir subi, le doute s’est maintenant installé en moi", a-t-il précisé. Avant de répéter plusieurs fois : "Je veux rentrer à Lantin."

A la demande de la défense, l'audience a donc été suspendue jusqu'à 13h30 pour reprendre peu avant 14h. Mais 20 minutes plus tard, elle a à nouveau été suspendue. Après avoir entendu les conclusions de la défense, les parties civiles et l'avocat général, la cour délibère sur la demande de l'accusé de ne plus comparaître à son procès et de rester à la prison de Lantin. La cour doit trancher entre les questions de procédure devant les assises (dernier mot à l'accusé par exemple) et celles de liberté fondamentale.

Par ailleurs, on a appris que l'un des jurés a fait un malaise durant la pause de midi et a été envoyé à l'hôpital.

RTBF

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