Arrêté d'insalubrité à Saint-Josse : Jean Demannez contrarie l'inspection régionale

Une décision de l'inspection régionale du logement impose la fermeture immédiate de deux appartements insalubres et dangereux mais un arrêté d'insalubrité du bourgmestre Jean Demannez laisse aux locataires trois mois pour quitter les lieux
Une décision de l'inspection régionale du logement impose la fermeture immédiate de deux appartements insalubres et dangereux mais un arrêté d'insalubrité du bourgmestre Jean Demannez laisse aux locataires trois mois pour quitter les lieux - © Belga

Une décision de l'inspection régionale du logement impose la fermeture immédiate de deux appartements insalubres et dangereux de la rue Verte. Mais un arrêté d'insalubrité du bourgmestre laisse aux locataires trois mois pour quitter les lieux. Le bourgmestre prétend ignorer la décision de l'inspection régionale.

Installations électriques et au gaz défectueuses, humidité permanente, effondrement partiel du plafond, le constat de la direction de l'inspection régionale du logement débouche, sans surprise, sur une interdiction immédiate de location. Les logements sont jugés dangereux pour leurs occupants. L'inspecteur de l'hygiène de la commune de Saint-Josse conclut, lui aussi, à l'insalubrité des troisièmes et quatrièmes étages de l'immeuble situé au n°7 de la rue Verte. Mais l'arrêté du bourgmestre laisse aux locataires un délai de trois mois pour quitter les lieux. Jean Demannez, le bourgmestre de la commune, s’explique : "Il est normal qu’on respecte le principe d’un délai pour que les locataires et le propriétaire puissent se retourner. La délivrance d’un arrêté d’insalubrité par le bourgmestre est toujours assortie d’une période transitoire alors que le haut dispositif prévoit que le logement est directement inhabitable. En réalité, il est inhabitable et les gens ont trois mois pour partir.''

Chose curieuse : l'arrêté du bourgmestre est daté du 28 septembre 2011. Or, la visite de l'inspecteur communal remonte, elle, au 31 janvier. Autre bizarrerie : l'arrêté communal est postérieur de six jours à l'arrêté régional. Jean Demannez nie en avoir eu connaissance. Mais la procédure prévoit pourtant clairement une information de la commune et du CPAS en cas d'interdiction de location. Si la maison s'écroule sur ses occupants, le bourgmestre de Saint-Josse en assumera la responsabilité.  

Philippe Carlot


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