ArcelorMittal: un demi-milliard pour redéployer le bassin liégeois?

ArcelorMittal: un demi-milliard pour redéployer le bassin liégeois?
ArcelorMittal: un demi-milliard pour redéployer le bassin liégeois? - © RTBF

La direction d'ArcelorMittal a donc accepté l'invitation du gouvernement wallon à participer à une réunion concernant l'avenir de la sidérurgie à Liège. La première rencontre est programmée pour lundi, avec les syndicats autour de la table. Mais un épais brouillard entoure la reprise de ce dialogue, car les marges de négociations sont minces. Et la Région wallonne ne veut plus entendre parler d'un quelconque projet de nationalisation. Elle se dirigerait plutôt vers un vaste projet de redéploiement économique pour la région liégeoise avec à la clé, une enveloppe d'un demi-milliard d'euros. Le ministre président Rudy Demotte l'a déclaré ce jeudi en sortant d'un rendez-vous avec les syndicats.

Le communiqué, lu par le ministre-président de la Région wallonne, lorsqu'il est décortiqué, se résume finalement à une annonce: "Reprendre les négociations dans le cadre d'une tripartite gouvernement-syndicat-direction selon des modalités qui devront être concertées".

L'heure est à la reprise du dialogue, ou plutôt du trialogue. Mais pour sauver quels outils? Avec quels moyens de pression? C'est le flou le plus total. Il faut quand même épingler une autre phrase qui pourrait presque passer inaperçue: "Un plan pour Liège doté de moyens en cohérence avec les enjeux et qui va mobiliser l'ensemble des ressources adéquates".

Un plan de redéploiement économique. C'est sans doute l'élément le plus neuf. Parce que, selon nos informations, une enveloppe de près d'un demi-milliard serait dégagée. Pour quoi faire? Les premières suggestions syndicales ont commencé à s'exprimer. Pour quoi faire? Pour consolider l'emploi industriel. Pour des primes à l'embauche. Pour que les gros employeurs de l'agglomération liégeoise, Techspace, FN, CMI, Magotteaux, qui travaillent avec des effectifs calculés au plus juste, et qui recourent à de la main d’œuvre extérieure lorsque les commandes affluent, n'hésitent plus à recruter.

Ce n'est qu'une esquisse. Mais l'après-Mittal vient sans doute de commencer.

 

M. Gretry

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