ArcelorMittal: pré-accord en Belgique et investissements lourds en France

"Nous avons conclu un pré-accord qui devrait satisfaire les principaux intéressés", indique Jordan Atanasov, président de la CSC Métal Liège. "Cela valait la peine de négocier longuement. En marquant notre mécontentement, nous avons pu améliorer les propositions faites lors de la conciliation."

Le front commun syndical constate deux avancées notables par rapport au projet d'accord refusé par les travailleurs la semaine dernière. "Au niveau des prépensions, nous avons obtenu un très bon résultat, largement supérieur à ce qui avait été obtenu précédemment", indique Egidio Di Panfilo, secrétaire général SETCa-Liège. "Les 314 travailleurs prépensionnables verront que les conditions de départ sont de qualité."

Le second volet concerne les licenciements. "Il n'y aura pas de licenciement sec, car les 86 travailleurs concernés devraient être réinsérés rapidement dans une entreprise style économie sociale, qui pourrait travailler à l'assainissement et à la dépollution des sites", ajoute Egidio Di Panfilo. "Nous avons l'accord de la direction et de la Région wallonne pour cela." Les modalités restent néanmoins à définir.

Les travailleurs devraient être informés des détails de l'accord lundi

Par ailleurs, le dialogue étant débloqué, une réunion tripartite (syndicats, direction, Gouvernement wallon) devrait être organisée dans les prochains jours, probablement mardi après-midi, pour évoquer le plan industriel lié à la fermeture de la phase liquide.

Enfin, le blocage des expéditions, action menée par les syndicats ouvriers pour protester contre le précédent projet d'accord, a été levé. Les lignes redémarreront dans les prochaines heures.

A Florange (France), un accord est en vue

De l'autre côté de la frontière, le gouvernement français et ArcelorMittal recherchaient vendredi un compromis entre la nationalisation, envisagée par le gouvernement, et la cession du site dans son intégralité refusée par le groupe.

Les négociations, qui durent depuis trois jours à Matignon à propos du site ArcelorMittal de Florange ont abouti   dans la soirée. Le groupe ArcelorMittal investira 180 milllions d'euros sur 5 ans sur le site de Florange et ne fera "pas de plan social" sur le site, a annoncé le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Belga

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