ArcelorMittal: négociations au finish à partir de ce mardi

La réunion tripartite ArcellorMittal au siège du gouvernement wallon
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La réunion tripartite ArcellorMittal au siège du gouvernement wallon - © RTBF - Rudy Hermans

Lors de la réunion de ce lundi à Namur, le gouvernement wallon, la direction d'ArcelorMittal et les syndicats ont décidé de négocier au finish, à partir de demain. Un Conseil d'entreprise extraordinaire est programmé le 30 septembre prochain. En marge de cette réunion, 300 travailleurs ont manifesté dans le calme aux abords du siège du gouvernement wallon.

La réunion aura duré un peu moins de deux heures. Seul le volet industriel a été discuté car, selon le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, pour connaître le volet social il faut connaître le périmètre du volet industriel :

"Je pense que pour tenir un climat qui soit acceptable entre les parties, il fallait prendre cette formule là, à savoir scinder les deux volets. Cette semaine, nous allons exclusivement travailler sur l'industriel avec la volonté d'avoir un Conseil extraordinaire dans huit jours et puis seulement nous reprendrons le volet social".

Direction et syndicats ont dressé une liste de 34 points à débattre. Pour certains, il y a un terrain d'entente mais pour d'autres, les désaccords restent profonds, explique Francis Gomez, président des Métallos liégeois de la FGTB :

"Nous considérons que la sidérurgie n'a de chance qu'à condition qu'elle soit intégrée et donc, nous avons revendiqué le maintien de la mise sous cocon de la phase à chaud. Nous n'avons pas d'accord sur cet aspect là. En ce qui concerne le tonnage qu'Arcelor livrerait aux lignes liégeoises pour maintenir un minimum de compétitivité, là aussi il y a des désaccords. Il y a désaccords sur le périmètre juridique à constituer afin qu'Arcelor ait toute la responsabilité d'appliquer le plan en tant que tel. Ce sont des points majeurs et il y en a encore plusieurs".

Les différentes parties ont décidé de négocier ces points de blocage au finish à partir de demain, mardi 24 septembre rapporte Jordan Atanasov, président de la CSC Métal de Liège :

"Je pense que tout le monde s'est écouté, maintenant c'est dans les prochaines heures que nous verrons, autour de la table, si nous pouvons construire ensemble un projet".

Un Projet qui serait alors présenté lors d'un Conseil d'entreprise extraordinaire lundi prochain, le 30 septembre. C'est ensuite seulement que le volet social sera à nouveau abordé, source, lui-aussi de nombreuses divergences entre patrons et représentants des travailleurs d'ArcelorMittal.

300 manifestants, la FGTB déçue

"Si nous sommes peu nombreux, c'est parce que la CSC a accepté le plan de Mittal et négocié les 800 emplois qui resteraient sur les 3000 si le groupe
maintient les cinq lignes stratégiques. Mais pour nous, c'est la mise à mort de Liège
", a expliqué Frédéric Gillot, délégué permanent FGTB, interrogé par
l'agence Belga.  

Les manifestants veulent, par ailleurs, faire d'ArcelorMittal "un dossier politique". "Les politiques ont secouru les banques. Qu'ils fassent la même
chose pour la sidérurgie ! Les travailleurs sont fatigués par l'inertie des autorités. Nous sommes ici pour leur demander cinq minutes de courage politique
et pour soutenir notre représentant à la table des négociations
", a poursuivi le représentant du syndicat socialiste.

La manifestation s'est déroulée dans le calme malgré quelques jets de pavés dans les rues de Jambes. Les quelques 300 travailleurs sont rentrés dans les cars vers 13 heures.

 

RTBF et Belga

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