ArcelorMittal: les travailleurs dans l'attente d'une réunion tripartite

Il ne devrait pas y avoir de C4 dans les boites aux lettres des travailleurs ce lundi. Mais ce n'est peut-être qu'une question de jours. Car la direction a annoncé vouloir créer dès aujourd’hui une "cellule pour l'emploi", chargée justement d'accompagner les personnes licenciées. Une menace qui pèse désormais sur les 800 travailleurs de la phase à chaud.

Le politique est donc appelé à la rescousse, et plus particulièrement le ministre de l'économie Jean-Claude Marcourt. Selon David Camerini, de la CSC, il y a vraiment urgence: "Au niveau régional, au niveau fédéral, ils doivent s'impliquer, ils doivent interpeller Mittal au plus haut lieu pour essayer de trouver des solutions" explique le délégué. "On ne peut pas laisser mourir un bassin sidérurgique. On ne reçoit même pas un coup de fil de soutien, rien. C'est comme si on n'existait pas. Il y a le budget, etc, et ce sont encore les travailleurs qui vont subir. Mais à côté de cela, le silence du monde politique aujourd'hui est inadmissible".

Le ministre Marcourt a écourté une mission économique en Australie pour être disponible dès ce lundi. Mais aucun rendez-vous n'a été fixé avec les délégations syndicales.

Pendant ce temps, le blocage des expéditions se poursuit. Un huissier est venu constater ce dimanche à l'usine de Kessales, à Jemeppe-sur-Meuse, qu'aucune marchandise ne pouvait sortir de l'usine en raison des barrages installés par les travailleurs. Selon les syndicats, la direction a un plan précis en tête : introduire un action en référé devant le tribunal correctionnel dès ce lundi,  pour faire lever les piquets.

 

M. Gretry

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