ArcelorMittal: les syndicats regrettent le silence des politiciens

Treize mois après la décision du groupe ArcelorMittal de fermer la phase à chaud du sidérurgiste à Liège, induisant "la perte de milliers d'emplois directs et indirects", les syndicats adresse une lettre ouverte aux politiciens.

"Avec l'aide, malheureusement insuffisante, de certains d'entre vous, nous avons mis toute notre détermination à maintenir une sidérurgie intégrée à Liège", écrivent Jean-Luc Rader, secrétaire régional FGTB-Metal et Jordan

Atanasov, secrétaire syndical CSC Metea. "Notre projet en ce sens a été balayé par ArcelorMittal. Depuis, on ne vous entend plus. C'est le silence parmi le monde politique belge, wallon et liégeois. Un silence qui devient assourdissant aujourd'hui quand se joue le futur de centaines de travailleurs et de familles".

Jean-Luc Rader et Jordan Atanasov ajoutent qu'ils ne sont pas "des mendiants que l'on fait chanter dans la rue en les menaçant de licenciements secs comme le prévoit l'ultimatum que la direction d'ArcelorMittal a fixé à ce jeudi soir. Nous sommes par contre médusés de votre silence que l'on redoute complice, vous qui n'êtes pourtant pas les derniers à parader devant micros et caméras".

"Nous sommes en 2012, mais rien n'a fondamentalement changé en cent ans", concluent les représentants syndicaux. "La protection de l'argent continue à prendre le pas sur celle des travailleurs".

Belga

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