ArcelorMittal: les syndicats bloquent sur les futures pré-pensions

Ce qui bloque les syndicats, c'est la prime proposée par la direction concernant les futures pré-pensions à 52 ans.

Jordan Atanasov, de la CSC Métal, est clair: "On demande des montants plus élevés, certainement plus élevés que ce qu'on a pu connaître en 2004 étant donné le coût de la vie aujourd'hui. Il est clair qu'aujourd'hui nous ne souhaitons pas que nos prépensionnés se retrouvent comme des chômeurs, en situation de précarité".

En 2004, on leur proposait des montants situés entre 30 000 et 40 000 euros. "Aujourd'hui, on nous propose la moitié", explique Jordan Atanasov. "Il est donc clair pour nous que c'est une situation qu'on ne peut pas accepter. Et si on veut que les prépensionnés puissent quitter honorablement l'entreprise, il faut que l'entreprise veille et fasse un effort beaucoup plus conséquent".

"Il faut laisser une chance à la conciliation"

Mais du côté de la direction liégeoise d'ArcelorMittal, ça ne semble pas évident: "Nous ne voyons pas comment nous pouvons rencontrer cette dernière exigence", rapporte Etienne Botton. "Mais je pense qu'il faut laisser une chance à la conciliation et nous y participerons".

Ce lundi, réunion de la dernière chance ? "Nous sommes dans la dernière ligne droite", assure le porte-parole de la direction liégeoise d'ArcelorMittal. "Mais il faut bien avoir en tête que cette négociation vise plusieurs choses: d'abord à réduire l'impact social sur le personnel concerné. Mais elle vise aussi à assurer la rentabilité et l'avenir des outils qui vont rester en activité".

Quant à la réunion tripartite prévue ce vendredi sur le volet industriel entre syndicat, direction et Région wallonne, elle a été reportée après la conclusion espérée du volet social.

Avec E. Dagonnier

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