ArcelorMittal: les Liégeois s'intéressent à la fermeture de Florange

Les installations d’Arcelor à Florange.
Les installations d’Arcelor à Florange. - © Belga

Un conseil d'administration mettra fin ce mardi matin à la phase d'information et de consultation. Ensuite, syndicats et direction se rencontreront pour entamer la phase 2 de la procédure Renault qui comprend le plan industriel et, surtout, le volet social de la suppression de la ligne à chaud. La situation dans le bassin liégeois sera également au centre d'une réunion du Comité central européen d'ArcelorMittal, aujourd'hui à Luxembourg-ville. Tout comme celle de nos voisins français.

Au premier abord, l'arrêt de mort des deux hauts fourneaux français pourrait mettre du baume au cœur des sidérurgistes liégeois. La preuve est désormais apportée que les fermetures d'outils, chez nous, ne sont nullement dues à un manque de compétitivité, à des lacunes de flexibilité (voire à une bêtise locale, comme un  expert a pu l'écrire)… c'est à un démantèlement en règle d'un pan entier de l'industrie européenne que le groupe Mittal se livre.

Le dossier Florange peut également nourrir des regrets: contrairement aux ministres wallons, le gouvernement de la République a obtenu soixante jours pour trouver un repreneur. Avec le recul, le plan alternatif syndical pour sauver l'acier wallon n’apparaît donc pas totalement stupide.

Cependant, la déconfiture lorraine ne doit réjouir personne: en compensation, le groupe Mittal risque fort, là-bas comme ici, de lancer quelques promesses d'investissements pour calmer la colère ouvrière. Là-bas comme ici, dans des laminoirs, dans les tôles anticorrosion pour l'automobile.

Comment croire que deux sites, distants de quelques dizaines de kilomètres seulement, peuvent envisager un avenir radieux, dans un secteur en crise ? Une course de vitesse est peut-être engagée, pour consolider "le froid" de ce côté-ci de la frontière.

Michel Grétry

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