ArcelorMittal: les discussions ont repris au sein de l'entreprise

Au sein de l'entreprise, les discussions ont repris (image d'archive).
Au sein de l'entreprise, les discussions ont repris (image d'archive). - © RTBF

Les informations n'ont guère filtré à l'issue de la réunion lundi entre le gouvernement wallon et deux directeurs européens de la branche des aciers plats du groupe ArcelorMittal. Les syndicats espèrent que le plan de sauvetage élaboré par le front commun et validé par un consultant indépendant prend de la consistance. Mais ils doivent attendre la rencontre, ce mardi matin, avec le ministre de l'économie régionale, pour en être sûr. Dans l'immédiat, c'est au niveau de l'entreprise que les choses ont bougé.

C'est un frémissement mais, par les temps qui courent, ce n'est pas à négliger. Les directeurs liégeois du groupe Mittal et les délégués du personnel se sont reparlés, et ils ont élaboré un calendrier.

Un conseil d'entreprise extraordinaire est convoqué pour ce mardi au siège social flémallois. Un conseil d'entreprise précédé d'un conseil d'administration. L'ordre du jour : terminer la phase 1, la phase d'information, prescrite par la loi sur les licenciements collectifs. Terminer la phase 1, c'est une manière d'admettre que le groupe Mittal l'a hâtivement considérée comme bouclée. Il reste à intégrer les 200 et quelque pertes d'emplois de plus qu'initialement prévu.

Il est convenu d'achever ce volet des discussions pour samedi au plus tard, de définir une méthode pour la suite, et donc de commencer dès le tout début octobre la phase 2, c'est-à-dire les négociations sociales à proprement parler.

Le climat reste évidemment glacial. Mais le dialogue a repris. Et cette légère décrispation donne encore un délai supplémentaire au ministre de l'économie wallonne pour intervenir et dégager des "solutions de survie" de la sidérurgie liégeoise. A condition qu'il se décide à intervenir.

Arcelor n'achètera pas de fonte wallonne

Lors de la réunion lundi entre les principaux ministres du gouvernement wallon et la direction d'ArcelorMittal, le groupe sidérurgique a notamment fait savoir qu'il n'achèterait jamais la fonte sortie d'un haut fourneau réquisitionné par les autorités publiques et qu'il donnerait une consigne identique à tous ses sous-traitants, rapporte mardi La Libre Belgique.

Les représentants d'ArcelorMittal ont également insisté, comme le soulignent mardi plusieurs journaux, sur le fait que le groupe n'a pas l'intention de vendre ses hauts fourneaux liégeois mais qu'il veut les arrêter. Le rachat par les caisses publiques régionales et la relance d'un haut fourneau à Liège ne serait donc qu'un pur fantasme.

     

M. Gretry avec Belga

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