ArcelorMittal: le calme avant la tempête?

Au lendemain de l'expiration du délai pour signer un plan d'accompagnement social, la direction d'ArcelorMittal est aux abonnés absents. Les rumeurs d'envois de préavis sont donc invérifiables.

Du côté syndical, c'est le temps de l'attente. Les travailleurs travaillent, là où il y a du travail. Mais les sorties de marchandises restent paralysées. Des chefs de départements commencent à s'en inquiéter. Des bobines de tôles sont en attente de livraison, notamment pour l'industrie automobile. Mais dans ce secteur, les usines fonctionnent à flux tendus. Et les retards de fourniture se payent en lourdes astreintes. Sans parler des clients qui seraient tentés d'aller voir ailleurs : c'est le groupe Mittal qui risque d'en pâtir, globalement, pas seulement les laminoirs liégeois.

Autre conséquence du blocage : la cokerie a également suspendu ses expéditions. Actuellement, c'est un haut fourneau allemand, brêmois, qu'elle alimente. Il pourrait à terme manquer de matière première. Les syndicats pensent donc disposer encore de moyens de pression. Mais le désarroi se propage. A l'inverse de ce qui se passe, peut-être pour les collègues français : deux ministres du gouvernement socialiste français viennent de déclarer qu'ils n'excluent pas une nationalisation temporaire pour sauver le site lorrain d'ArcelorMittal.

 

M. Gretry

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