ArcelorMittal: la vente de la cokerie s'annonce plus compliquée que prévu

Oxbow Mining envisage de racheter une partie des installations liégeoises d’ArcelorMittal.
Oxbow Mining envisage de racheter une partie des installations liégeoises d’ArcelorMittal. - © Flickr - Llaak

La sidérurgie liégeoise n'occupe plus la une de l'actualité, depuis quelques semaines. Mais pour autant, le dossier continue d'évoluer, en coulisses. Cette fois, c'est une lettre du ministre de l'Environnement, l'écologiste Philippe Henry, qui suscite l'inquiétude syndicale. Elle concerne l'éventuelle vente de la cokerie d'ArcelorMittal à un repreneur. L'opération s'annonce plus compliquée que prévu.

Le gouvernement wallon, s'il n'arrive pas à trouver un partenaire pour relancer complètement la sidérurgie liégeoise, hauts-fourneaux et aciérie inclus, a prévu un "plan B": négocier avec le groupe Mittal pour le maintien de l'un ou l'autre outil. Dans ce cadre, il est envisagé de prolonger la cokerie, qui serait cédée à la société Oxbow Mining. A la clef : 250 emplois.

Mais voilà, cette cokerie, elle pollue. Elle n'est pas aux normes, en matière de rejet de poussières. Elle n'a plus été correctement entretenue, dans la perspective de sa fermeture. La société Oxbow Mining, dans ses lettres d'intention, parle d'un investissement de six millions. Mais selon le ministre de l'Environnement, avant d'envisager une prolongation de trente ans du permis d'exploiter, il faut impérativement se mettre en conformité... dès 2016. Et des fours présentent des fissures: il faut donc les remplacer. C'est le sens d'une lettre qu'il vient d'adresser à la société Oxbow Mining, dont l'enveloppe risque, dès lors, de ne pas suffire. 

L'opération "cokerie", supposée amortir socialement le contrecoup du désengagement d'ArcelorMittal dans le bassin liégeois, semble se complexifier.

Michel Gretry

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