ArcelorMittal: la direction veut clôturer la phase 1 de la procédure Renault

Pour le front commun syndical, la relance de la sidérurgie liégeoise est une nécessité. Le groupe Mittal, pour sa part, parle d'un "non sens". Pas besoin de couler de la fonte : les laminoirs peuvent continuer à tourner avec de l'acier en provenance d'autres usines de la multinationale.

Le maître mot, du côté patronal, c'est "surcapacité". Sur le marché européen, il se produit plus de tôle qu'il ne s'en vend. L'offre est supérieure à la demande. Voilà pourquoi il faut fermer. L'argument est asséné, à chaque séance du conseil d'entreprise, depuis la mi-octobre.

Curieusement, ce raisonnement n'est pas unanimement partagé. Loin de là. La société suédoise Ssab, par exemple, a annoncé, dans son dernier rapport trimestriel, le rallumage de son plus gros haut fourneau, à l'arrêt depuis l'été dernier. Autre exemple, la société finlandaise Rautarukki prévoit une hausse de 4% de ses ventes. Les économistes du groupe Mittal, apparemment, ne perçoivent pas les mêmes signes d'une sortie de récession.

Alors, logique industrielle ou calcul financier? Pour la direction en tout cas, la contre-proposition déposée par les délégués du personnel ne mérite même pas un examen à tête reposée : il faut clôturer la première phase de la procédure de licenciement collectif et passer dès maintenant aux négociations sociales.

Les syndicats ont quant à eux décidé de se tourner vers la Région wallonne. La menace à présent, c'est un démontage des outils dès la fin du mois prochain.

Ce dimanche, ils envisagent d'ailleurs de se faire entendre au départ de la première étape du tour, étape entre Liège et Seraing.

 

M. Gretry

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