ArcelorMittal: des heures de discussions mais toujours pas de fumée blanche

En réalité, la direction liégeoise d'ArcelorMittal est arrivée au bout du mandat dont elle disposait pour les négociations. Et comme aucun accord ne se dessine à l'heure actuelle, elle va devoir contacter ce vendredi le directeur de la branche plat carbone Europe de l'entreprise afin d'obtenir une marge de manœuvre plus importante. Par-là, il faut entendre une enveloppe financière plus importante pour négocier.

Car il faut maintenant aboutir. Ces dernières heures, il y a eu des avancées mais pour les représentants des travailleurs, elles restent insuffisantes. "On est encore loin d'un accord. Ce que propose la direction actuellement est imbuvable" commentaient les syndicats à l'issue de près de 15 heures de négociations cette nuit.

Principale avancée selon les syndicats, le principe des prépensions à 52 ans, mais ils jugent encore inacceptable les modalités financières et la menace d’une nonantaine de licenciements secs sur les 795 pertes d’emplois. Et c’est justement l’enjeu de ces négociations : limiter au maximum la casse sociale.

Le risque, c’est que la direction d’ArcelorMittal remette à nouveau en cause l’investissement prévu de 138 millions à Liège.

Concernant justement le maintien de la phase à froid, une autre réunion sur le volet industriel est prévue cet après-midi à Namur entre syndicats, direction et Région wallonne.

 

RTBF

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