ArcelorMittal: accord sur le volet industriel, la phase 2 peut commencer

ArcelorMittal: accord sur le volet industriel, la phase 2 peut commencer (illustration)
ArcelorMittal: accord sur le volet industriel, la phase 2 peut commencer (illustration) - © RTBF

C'est fait: la phase un du plan de fermeture des usines liégeoise d'ArcelorMittal est enfin bouclée. Plus précisément, les syndicats et la direction sont en ce moment même occupés à officialiser un préaccord intervenu ce lundi matin à l'issue d'une ultime réunion. Les lignes n'ont bougé que sur des détails.

Huit mois, voilà le temps qui a été nécessaire à trouver un compromis. Huit mois, pour finalement, pas grand chose.

Sur son plan industriel, le groupe ArcelorMittal n'a presque rien concédé. Les usines à fermer vont fermer. Le volume de l'emploi va rétrécir à 840 travailleurs. Ces chiffres sont connus depuis longtemps.

Les ultimes tractations ont juste permis d'engranger de minces améliorations. Un: le volume promis à la cinquième ligne de galvanisation des tôles reste à 200 000 tonnes annuelles, mais si la croissance revient, les Liégeois seraient prioritaires pour les commandes en plus jusqu'à 380 000 tonnes. L'outil risque quand même de tourner à perte, en-dessous de son seuil de rentabilité. Deux: l'enveloppe pour le redéploiement économique passe de 20 à 25 millions. Trois: les filiales de finition, de découpe, d'emboutissage, sont assurées de survivre pendant cinq ans. C'est tout, ou presque. La cokerie, pour laquelle l'offre de rachat du mystérieux bureau zurichois de consultance n'est toujours pas arrivée, est mise entre parenthèses.

"Le plan actuel présente un engagement du Groupe de maintenir une activité forte sur Liège. Ces engagements tant en termes de volumes garantis qu'en termes de durée sont exceptionnels. Nous sommes convaincus que ce plan industriel donne la meilleure garantie car les lignes qui restent en activité fabriquent des produits innovants à haute valeur ajoutée", a déclaré Bernard Dehut, CEO d'ArcelorMittal Liège.

L'essentiel, c'est que les pourparlers sur le volet social peuvent à présent démarrer. Avec cette certitude: ça s'annonce douloureux.

 

M. Gretry, avec Belga

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