Arcelor: la direction stoppe les négociations, veut une conciliation

"De la même manière qu’ils ont campé sur leurs positions lorsqu’il s’agissait de fermer les outils du chaud et que nous faisions des propositions alternatives pour les maintenir…nous estimons qu’aujourd’hui il y a une facture sociale à payer par la direction, commente Jean-Luc Rader (secrétaire général FGTB). Il y a un coût et ils ne veulent pas l’assumer. C’est leur position, soit ! Mais nous, nous avons des impératifs que nous devons absolument tenir. Nous ne sommes pas en face de l’épicier du coin ! ArcelorMittal est un groupe international, ils viennent d’acheter une usine flambant neuve en Amérique du Nord (pour un milliard et demi d’euros)… Et ils chipotent pour quelques dizaines de millions d’euros pour un plan social à Liège alors qu’ils ont fermé pratiquement tous les outils…"

Selon l'échéance fixée en vertu de la loi Renault, les négociations sur le volet social de la restructuration prennent fin le 30 novembre. En attendant, la direction a refusé la demande de prolongation (de ces négociations) introduite par les syndicats. Elle a préféré tout arrêter et de faire appel à un conciliateur social, estimant qu'en l'état les blocages empêchent d'envisager un accord. Les syndicats estiment pour leur part que les discussions peuvent se poursuivre, aussi dures soient-elles.

Ce "claquage de porte" de la direction ne change rien au mouvement de grogne des travailleurs. Depuis lundi, les différents sites d'ArcelorMittal connaissent des perturbations. Si des arrêts partiels ont été observés en début de semaine, le mouvement s'est durci au fil des jours. Le bassin sidérurgique liégeois est complètement à l'arrêt, à l'exception de la Cokerie, depuis mercredi 14 heures.

De nouvelles assemblées générales seront organisées jeudi après-midi à Kessales, Flémalle, Ramet et Tilleur. Elles porteront sur la poursuite ou non du mouvement. Le site de Marchin est lui à l'arrêt toute la semaine.

RTBF et Belga

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