Arcelor: des experts étudient les formules de prépension possibles

Près de 1300 travailleurs sont concernés par le plan de fermeture.
Près de 1300 travailleurs sont concernés par le plan de fermeture. - © ERIC LALMAND - BELGA

Au lendemain de la conclusion d'un préaccord sur le plan industriel d'ArcelorMittal, le calendrier n'est toujours pas fixé pour l'entame des négociations sur le plan d'accompagnement social. Du côté syndical comme du côté patronal, des experts sont occupés à calculer le coût des différentes hypothèses de prépensions. Et l'arithmétique est complexe.

Le groupe ArcelorMittal a dévoilé son plan de fermeture au cours de la troisième semaine de janvier. Trois semaines après l'entrée en vigueur de nouvelles règles de prépensions: il faut atteindre l'âge de 52 ans et six mois à la date de l'annonce de la restructuration. Sur les 1300 travailleurs à désengager dans la sidérurgie liégeoise, ils sont 120 seulement à remplir cette condition.

Une dérogation est envisageable: 52 ans et demi à la fin 2013, voir à la fin 2014. Ils seraient alors entre 400 et 500 à pouvoir  demander "à profiter" de cette mesure.

Les ouvriers limbourgeois de Ford viennent de bénéficier de cette largesse. Elle dépend du gouvernement fédéral. Donc d'un accord politique. Encore faut-il que le groupe ArcelorMittal en fasse la demande. Mais cela risque de coûter. Parce que, selon la loi, ce ne sont  plus des prépensions. C'est un régime de chômage avec complément d'entreprise: le travailleur reçoit de l'Etat l'allocation des demandeurs d'emploi ; l'employeur verse la différence d'avec le salaire. C'est plus qu'avant. Et comme l'âge de la retraite recule sans cesse, c'est plus cher, plus longtemps.

Les experts vont vraisemblablement prendre quelques jours pour étudier les diverses formules, et leurs implications financières, avant que la phase deux ne démarre vraiment.

Michel Grétry

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