Aquiris a sous-estimé les sables, dit E. Huytebroeck

"Bien sûr que l'on connaissait le problème des sables", évoqué par Aquiris pour justifier la fermeture de sa station d'épuration de Bruxelles-Nord du 8 au 19 décembre derniers, a reconnu Evelyne Huytebroeck.

Ce problème figurait déjà au cahier des charges de 2000. "Bruxelles n'est pas la seule ville au monde confrontée à des eaux sablonneuses, mais Aquiris a sous-estimé ce problème. Résultat, ils nous ont dit en octobre de payer 40 millions d'euros" pour le résoudre, "ce à quoi nous avons répondu par une demande d'étude pour déterminer si la teneur en sable était réellement plus forte qu'en 2000", explique la ministre.

Cette étude a montré, selon elle, que la teneur en sables n'avait pas changé. Il est dès lors "exclu que la Région bruxelloise paie les 40 millions" étant donné que le cahier des charges avait prévu le traitement des sables, poursuit Evelyne Huytebroeck.

Aquiris estime que ce rapport n'est pas fiable car il ne tient pas compte de certains paramètres comme la période des pluies.

Quant à la tentative par Aquiris de construction d'une installation visant vraisemblablement à dessabler les effluents, Evelyne Huytebroeck constate qu'aucun permis n'a été demandé et que "le fait qu'ils construisent ce bâtiment prouve qu'ils savaient qu'il y avait un problème".

 

Belga

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