Après Publifin, le fonctionnement d'Ores commence à agiter la classe politique

Après Publifin, le fonctionnement d'Ores commence à agiter la classe politique
Après Publifin, le fonctionnement d'Ores commence à agiter la classe politique - © Tous droits réservés

Les soupçons du conseiller communal de Genappe Jean-François Mitsch concernant Ores sont-ils fondés ? Les communes wallonnes ont-elles été flouées par Electrabel dans l'opération de rachat d'un quart du réseau de gaz et d'électricité wallon ? Ores, qui distribue l'énergie dans 200 communes, est-elle gérée de manière opaque et peu démocratique, un peu comme Publifin à Liège ?

La justice s'est saisie du dossier, comme nous vous l'annoncions la semaine passée. Une enquête judiciaire est ouverte. Mais désormais, comme le Vif l'Express l'expliquait dès vendredi, le dossier prend une tournure politique.

Le député wallon écolo Stéphane Hazée annonce une question parlementaire; le chef de groupe MR Pierre-Yves Jeholet souhaite qu'une commission spéciale se tienne sur la question. Et du côté de la majorité, le ministre des pouvoirs locaux Pierre-Yves Dermagne a commandé un rapport à son administration.

Débats tendus dans certaines communes

Mais avant de s'inviter au Parlement wallon, le dossier Ores a déjà commencé à agiter les séances des conseils communaux. Car les 200 communes propriétaires d'Ores doivent, comme chaque année, avaliser les comptes de l'intercommunale, mais aussi se prononcer sur un projet de réforme qui prévoit notamment la suppression des comités de secteurs et la réduction du nombre d'administrateurs.

A Ottignies-Louvain-la-Neuve la semaine passée, la majorité s'est divisée sur la question : plus de la moitié des conseillers s'est abstenue ou a voté contre. Ores, nous n'y comprenons pas grand chose, ont tout simplement constaté ces responsables communaux.

Ce mardi soir, le débat s'invite au conseil communal de Genappe, où siège Jean-François Mitsch, le conseiller socialiste qui a remis aux mains de la justice un dossier dénonçant les pratiques d'Ores. Mais dans les semaines qui viennent, ce sont près de 200 communes qui doivent encore se prononcer, avant le 22 juin, date de l'assemblée générale d'Ores. Sauf imprévu...

 

 

Sujet JT 13h du 30 mai:

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK