Après "La trêve" et "Ennemi public", voici "Unité 42", la nouvelle série policière 100% belge

Constance Gay et Patrick Ridremont sur le tournage d'Unité 42, ou les enquêtes de la Brussels Digital Unit
Constance Gay et Patrick Ridremont sur le tournage d'Unité 42, ou les enquêtes de la Brussels Digital Unit - © Tous droits réservés

Les amateurs de séries découvriront cette année deux nouvelles séries 100 % belge : e-Legal qui plonge le spectateur dans le quotidien d'un cabinet d'avocats, une série plus judiciaire que policière, et Unité 42 qui raconte les enquêtes de deux policiers de la Brussels Digital Unit, une unité spécialisée dans la cybercriminalité.

Dans Unité 42 le comédien Patrick Ridremont incarne un flic "ancienne école", bon enquêteur de terrain mais nul en informatique. Heureusement, il est associé à une jeune collègue (Constance Gay) beaucoup plus branchée que lui. Ensemble, ils mènent des enquêtes pour débusquer des arnaqueurs, des harceleurs, des jihadistes...

"Mais au-delà la la trame policière, explique le producteur John Engel (Left Field Ventures), la série propose un portrait de la société contemporaine. Le numérique, c'est le contexte, mais la substance, c'est l'humain qui s'adapte comme il peut en vivant des émotions immuables comme des décès, des divorces, des difficultés relationnelles, sur fond de vie professionnelle stressante..."

Trois réalisateurs flamands

La réalisation des dix épisodes de la série, financée essentiellement par un fonds spécial de la Fédération Wallonie-Bruxelles et la RTBF a été confiée à trois réalisateurs... flamands. "J'ai cherché des réalisateurs francophones pour ce projet mais je n'en ai pas trouvé", explique John Engel. Le choix peut paraître paradoxal pour un projet audio-visuel dont l'objectif est clairement de développer une industrie dans le sud du pays, à l'image de ce qui existe déjà en Flandre.

Patrick Ridremont, pour sa part, se réjouit de ce choix. "Je suis épaté par le travail des réalisateurs ! C'est très ambitieux et original. C'est plus que de la télévision. Le standing est celui du cinéma."

Un budget encore très modeste

Le budget de la série, pourtant, reste très modeste : environ 330 000 par épisode. Certes, c'est environ 15% de plus que La Trêve et Ennemi public, mais cela reste très peu en comparaison de séries françaises ou bien sûr américaines, qui coûtent dix à vingt fois plus cher. "Nous sommes obligés d'être créatifs et de mettre absolument tout l'argent à l'écran, et pas dans une grosse voiture pour le producteur, ironise Patrick Ridremont. Si on vous donne 10 litres d'essence pour aller au Maroc, il faut peut-être envisager de faire du stop..."

Le téléspectateur jugera sur pièce d'ici quelques mois. En terme de succès public, La Trêve et Ennemi public ont placé la barre assez haut. Les deux séries ont été suivies par plusieurs centaines de milliers de téléspectateurs en Belgique, plusieurs millions en France, et continuent leur percée un peu partout en Europe. Mais aussi aux États-Unis et au Canada où a la Trêve a intégré le catalogue Netflix.

E-legal et Unité 42 seront diffusés dans la seconde moitié de cette année. Les saisons 2 d'Ennemi public et de La Trêve sont programmées pour 2018.

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