"Après la Saint-Nicolas, prends soin de ton toit!"

Des toitures à surveiller pour éviter les mauvaises surprises
Des toitures à surveiller pour éviter les mauvaises surprises - © Confédération de la Construction

Les assureurs s'intéressent à votre toiture... Des toitures qu'on oublie parfois de surveiller, surtout si l'accès n'est pas aisé. En ville, le problème se corse parce que les greniers ont souvent été transformés en appartement et l'isolation renforcée.

"Les couches de sous-toitures (pare-vapeur, isolants thermiques et acoustiques) atteignent désormais 20 ou 30 centimètres d'épaisseur", explique Philippe Segers, président de la Confédération de la Construction / toiture. "Et les conséquences d'une infiltration d'eau après une tempête, ne sont parfois constatés qu'après des mois, voire des années".

D'où ce conseil formulé par les entreprises du secteur (avec un intérêt bien compris!) : ne négligez pas votre toit, a fortiori à l'entrée de l'hiver lorsque les dernières feuilles mortes s'accumulent dans les corniches. 

L'assurance incendie couvre les dégâts des eaux.

En Belgique, les habitations sont assurées contre les dégâts des eaux, à travers l'assurance incendie. Une assurance qui n'est pas obligatoire mais très largement répandue, plus de 90 % des logements sont couverts contre le risque incendie. "Il arrive encore parfois qu'un propriétaire considère qu'il appartient à son locataire de souscrire toutes les assurances nécessaires mais ce n'est pas vrai",  avertit Wauthier Robyns, porte-parole d'Assuralia.

Le risque "tempête" (y compris la grêle et la neige) est obligatoirement compris dans tous les contrats d'assurance incendie, de même que les dégâts des eaux qui proviennent éventuellement du toit. A noter qu'on parle bien ici d'une indemnisation des dégâts liés à un sinistre mais pas d'une intervention dans les manquements éventuels à l'origine du problème.

Un nombre de sinistres globalement stable.

Bon an mal an, les assureurs interviennent dans 110 000 sinistres liés au dégâts des eaux en Belgique. Une fois sur 4, il s'agit d'infiltrations dues à des problèmes au niveau de la toiture ou des gouttières et cela pour un coût moyen de 1900 euros.

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