Après la mort de la louve Naya, la Région Wallonne veut son "plan loup"

Après la mort de la louve Naya, la Région Wallonne veut son "plan loup"
Après la mort de la louve Naya, la Région Wallonne veut son "plan loup" - © Tous droits réservés

La vague médiatique autour de la mort de la louve Naya en Flandre est à peine retombée. Voilà venir la vague suivante. La ministre wallonne de l’environnement, Céline Tellier, annonce un plan loup d’ici la fin de l’année. Elle en a tout cas fait la demande à son administration. Un coup de boost pour un plan déjà en préparation sous l’ère Di Antonio. Pourquoi un plan maintenant ? Pour Violaine Fichefet du Réseau loup wallon, "il ne s’agit pas seulement d’attirer des loups mais de cohabiter avec ceux qui sont déjà là. Cinq loups ont été repérés en Wallonie (le dernier à Havelange en septembre dernier) et comme c’est une espèce protégée, nous sommes obligés de tout faire pour les préserver."

Même analyse du côté de la ministre qui précise que " l’on est une des dernières régions d’Europe à ne pas avoir de plan loup. Tous les pays voisins, en ce compris la Flandre, ont un plan loup. Donc le loup est déjà là. C’est une espèce protégée donc il est important d’encadrer son retour. Ne pas se dire que si on ne fait pas de plan, il n’y aura pas de loups en Wallonie. Le loup est déjà là."

Alors que peut-on attendre d’un plan loup ? On pourrait envisager des aides pour monter des clôtures autour des troupeaux, un renforcement des dédommagements si le loup vient faire un festin chez vous. Actuellement, seuls les éleveurs professionnels peuvent demander ces dédommagements mais peut-être que bientôt, les particuliers le pourront aussi. Tout cela est à l’étude.

Cinq loups mais d’autres pourraient s’installer

La recherche d’un plan loup ne vise pas d’abord à attirer d’autres animaux mais à cohabiter avec ceux qui sont déjà installés. Mais d’autres pourraient décider de venir vivre en terres wallonnes. Pour Violaine Fichefet, "la Wallonie est une terre d’accueil pour les dispersants. C’est un peu comme si on avait des adolescents qui quittaient le cocon familial et qui vont chercher de nouveaux territoires. Et comme on a des loups dans les pays voisins et que les loups peuvent parcourir de grandes distances, Ils pourraient très bien venir ici et trouver du gibier dans nos forêts."

Le plan loup prévoira aussi une bonne dose de communication face au mythe du chaperon rouge et à la peur du loup. Un animal plutôt craintif qui ne s’en prend jamais à l’homme.

 

 

CQFD (Ce Qui Fait Débat) 03/10/2019

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