Après 30 ans de recherches, GSK va tester son vaccin contre la malaria en grandeur nature

Cela fait 30 ans que GSK Belgique (GlaxoSmithKline) planche sur la mise au point d'un vaccin contre la malaria. Cette maladie est due à un parasite qui peut provoquer des fièvres mortelles surtout chez les sujets les plus faibles comme les personnes âgées, les enfants ou les femmes enceintes.

Aujourd'hui encore on dénombre près de 500 000 morts tous les ans à cause de ce parasite propagé par les piqures de certains moustiques femelles (à titre de comparaison, l'épidémie d'Ebola a tué 11 000 personnes en 2014-2015).

360 000 enfants africains bientôt vaccinés

Le nombre le plus élevé de cas se situe en Afrique subsaharienne. C'est la raison pour laquelle l'Organisation Mondiale de la Santé a décidé de lancer le programme de vaccinations test dans trois pays particulièrement touchés: le Kenya, le Ghana et le Malawi. L'Afrique à elle-seule, représente 92% des morts suite à la Malaria. D'ici 2020, 360 000 enfants africains devraient être vaccinés.

Ce ne seront pas les premiers tests sur l'homme du "Mosquirix". Plus ou moins 15 000 personnes ont déjà pu recevoir les quatre doses de vaccin, Aujourd'hui on peut constater que la réponse est bonne dans 4 cas sur 10 après quatre ans. Des chiffres encourageants qui permettent d'espérer sauver plusieurs dizaines de milliers, voire centaines de milliers de vies humaines tous les ans. 

Un vaccin à prix coûtant

Le programme du vaccin contre la malaria a coûté plus d'un milliard d'euros depuis sont début en 1987. Pourtant la firme pharmaceutique s'est engagée à livrer les doses de vaccin au prix coûtant. Il faut savoir que la recherche a été cofinancée par diverses associations dont la fondation Bill et Melinda Gates. Quoiqu'il en soit, il est certain que GSK devrait bénéficier d'une excellente image de marque suite à cette opération.