Annette Wieme, productrice de fraises, et institutrice

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Rencontre avec Annette Wieme, productrice à Wépion, institutrice à mi-temps, et propriétaire d'une activité fermière, avec son mari Bernard.

Les fraises de Wépion ont envahi les petits cabanons de Profondeville et Wépion, même si la saison n'est pas encore à son apogée. Description d'une journée de saison avec Annette.

« On se lève tôt, avec le soleil, 5 heures, 5h30, et on dirige la cueillette, avec les ouvriers. Ensuite il faut trier, préparer pour la vente, vérifier les arrosages, et ouvrir les tunnels, afin que la production soit ventilée ».

Il y a deux types de production ?

Il y a deux procédés : d'abord les tunnels, où les fraises sont cueillies au mois de mai. Puis les fraises que l'on appelle pleine terre aussi, mais qui sont en plus, en plein air. Celles-là seront ramassées au mois de juin, lorsqu'elle auront bénéficié d'un maximum d'ensoleillement. Et puis nous avons une troisième production, qui sont des plans retardés, pour lesquels nous avons prolongé l'hiver. Ils sont replantés au mois de mai, juin, et le fruit est récolté huit semaines après la plantation. Ce sont des plans qui donnent, ce qu'on appelle des « tardives ». Cela permet d'avoir encore des fraises tout l'été.  Alors que les premières récoltes sont issues de plans, mis en place en août dernier, en 2009.

La criée, c'est un lieu incontournable pour un producteur ?

Disons que c'est une sécurité ; la criée prend nos fruits à un prix raisonnable, correcte et stable, en fonction bien sûr, de la météo, de la quantité. C'est tous les soirs, avec la récolte du jour. Et le consommateur les retrouve dans le magasin le lendemain, bien fraîches. Evidemment elles sont encore plus fraîches dans nos points de vente, puisque directement du producteur au consommateur. Ici on cueille, on les dépose dans les petits cageots, et la cliente qui arrive les emmène.

Votre recette de prédilection ?

Oui c'est tout simple, même si c'est un sacrilège, je les écrase dans une assiette, je mets un peu de cassonade blonde, le goût est très doux, et je trempe ma tartine beurrée, au beurre salé, dedans. Et ce n'est pas qu'un goûter, c'est à tout heure du jour, et même tard le soir, quand la journée a été très longue. Laissez-vous tenter !

Christine Pinchart

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