Anderlecht: une marche en soutien au petit Best Kurtis, tombé dans l'étang, pour un meilleur encadrement

Anderlecht: Une marche en soutien à Bert Kurtis, ce petit garçon tombé dans un étang lors d'une sortie scolaire
Anderlecht: Une marche en soutien à Bert Kurtis, ce petit garçon tombé dans un étang lors d'une sortie scolaire - © Tous droits réservés

Elles veulent la vérité pour Kurtis. Entre 100 et 200 personnes ont participé jeudi soir à Anderlecht à une marche de solidarité avec la famille du petit Best Kurtis. Le 9 octobre dernier, ce petit garçon est tombé dans un étang du domaine du Château de Gaasbeek, lors d'une sortie scolaire avec son école, l'école des Goujons. Son état de santé est toujours critique. Best Kurtis est toujours dans le coma. Le comité de soutien, Justice pour Kurtis, demande la vérité sur ce qui s'est passé, il demande aussi un meilleur encadrement.

Cela pourrait être ma fille ou mon fils 

En première ligne, il y a une dizaine d'enfants qui ont environ l'âge de Best Kurtis. Ils emmènent un cortège d'une grosse centaine de personnes. Les parents du petit garçon, des amis, des associations, des anonymes. Dans la foule, il y a Carine: "Je me suis dit qu'en tant que maman, je devais venir lui assurer mon soutien. En tant que maman, je pense que cela pourrait arriver à ma fille demain ou à mon fils". Oulia aussi n'a pas hésité à participer à la marche: "Cela me choque parce que cette école, je la connais, moi-même j'y suis allée. Je me demande comment cela a pu se passer parce que l'on garde de très bons souvenirs de cette école". 

Une formation aux premiers secours pour les accompagnateurs 

Les organisateurs de la marche veulent eux aussi en savoir plus sur ce qui s'est passé. Ils insistent pour qu'il y ait un meilleur encadrement dans les écoles. Selon la commune, le 9 octobre dernier, les normes fixées par la Fédération Wallonie-Bruxelles étaient respectées. A savoir 4 accompagnateurs pour 35 enfants, deux enseignantes et deux auxiliaires d'éducation. François Fogang du comité de soutien se demande alors s'il ne faut pas les adapter: "Je crois qu'il faudrait penser à rajouter des personnes, vu que le site est énorme, s'il y avait plus d'encadreurs, peut-être qu'il y aurait eu plus de visibilité sur tous les enfants et on aura ainsi pu éviter le drame".   

Un accident peu médiatisé selon les manifestants 

Le comité de soutien évoque aussi des pistes de solutions. Pourquoi ne pas systématiser les formations de premiers secours pour les accompagnateurs? Ce qui n'est pas encore le cas. Selon l'échevin de l'enseignement de la commune d'Anderlecht Fabrice Cumps, les deux auxiliaires n'avaient pas encore suivi cette formation. Certains manifestants déploraient aussi que l'on ait à peine parlé de cet accident dans les médias. Oscar Labang explique: "On a le sentiment de ne pas être au sérieux, peut-être parce que la vie d'un enfant africain n'a pas de valeur? Yves Lodonou a une autre explication: "Je dis qu'il y a eu un black out parce que nous étions à la veille des élections communales et je ne vais pas m'en cacher parce que je suis militant et je vois bien que c'est flou. L'accident s'est passé le 9 octobre et on a attendu longtemps pour médiatiser".

A la fin de la manifestation, une délégation a rencontré le bourgmestre Eric Tomas et l'échevin de l'enseignement Fabrice Cumps. 

L'école et la commune ont pris des mesures 

Par ailleurs, une enquête est en cours pour comprendre ce qu'il s'est passé lors de cette sortie scolaire. Elle est mené par le parquet de Hal-Vilvoorde. Les deux enseignants et les deux accompagnateurs ont été pour l'instant écartées administrativement. L'école avec la commune ont décidé d'annuler toutes les sorties scolaires jusqu'à la fin juin.

A la place, des intervenants extérieurs seront invités à l'école. Plus globalement, un groupe de travail a été mis sur pied avec les parents pour réfléchir à ces sorties scolaires.  

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