Anderlecht: du parc à l'école pour les réfugiés syriens

A une grosse semaine de la rentrée scolaire en maternelle et primaire, c'est le dernier rush pour les inscriptions. On s'active dans les écoles, mais aussi au parc de la Rosée. Dans ce petit espace vert anderlechtois, des dizaines et des dizaines de réfugiés, pour la plupart des Syriens fraichement arrivés en Belgique, passent la journée. L'association Infor Jeunes Laeken va donc à la rencontre de ces enfants et de leurs parents pour tenter de les accrocher à l'institution scolaire.

Ce jour-là, rendez-vous est fixé à 16 heures avec une famille dont deux enfants n’ont pas encore d’école. "J’ai déjà pris des contacts avec une école qui les accepte, explique la directrice d’Infor Jeune Laeken. On attend une famille à 16 heures, mais si ça tombe, ce sera une toute autre famille avec d’autres âges. Et là je devrai tout recommencer. Il faut être très patient." rigole Chantal Massaer, assise sur un coin de table tandis que ses collègues en profitent pour dispenser une petite leçon de Français à Yaya et Moussa.

L’un est Syrien, l’autre Libanais. Tous deux habitués du parc de la Rosée, c’est en fréquentant celui-ci qu’ils ont été guidés vers une école il y a quelques années. "Je n’ai même pas doublé une fois" s’exclame Yaya tout sourire, du haut de ses 10 ans.

"On est là tous les jours. On essaye d’établir un contact à un moment crucial, la veille de la rentrée des classes, explique Chantal Massaer. On sait qu’il y a des enfants qui n’ont pas encore d’école, alors on aide ces familles dans ces démarches." Un rôle d’intermédiaire d’autant plus nécessaire que "souvent, ces familles ne parlent pas la langue. Elles entrent donc très difficilement en contact avec l’institution scolaire."

L'an dernier, au plus fort de la crise migratoire, Infor Jeunes Laeken a contribué, dans ce parc anderlechtois, à l'inscription d'environ 80 enfants. Une scolarisation qui ne vas pas sans quelques difficultés : les traumatismes vécus dans leur pays d'origine ont parfois des conséquences. "Il y a eu beaucoup de demandes de suivi psychologique pour des enfants trop peu concentrés ou agressifs, explique la directrice d’Infor Jeunes Laken. Il y a beaucoup de désarroi parmi ces familles."

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