Amiante: l'inquiétude des habitants du Foyer Schaerbeekois

Un manque de sécurisation du chantier du Foyer Schaerbeekois.
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Un manque de sécurisation du chantier du Foyer Schaerbeekois. - © RTBF

Certains habitants de Schaerbeek sont inquiets. Le chantier qui a débuté dans le bâtiment "Apollo 1" de la société de logements sociaux le Foyer Schaerbeekois, situé sur le square Apollo à Bruxelles, a été mis à l'arrêt mercredi 17 juin par l'Inspection du travail, a-t-on appris jeudi. L'information a été divulguée par un membre de l'Association Belge des Victimes de l'Amiante. Son président, Eric Jonckheere, pointe le manque de sécurité sur le chantier. "Si on veut vraiment sécuriser le chantier, ce n’est pas en mettant des casques. C’est en empêchant que des enfants aillent jouer sur un chantier qui est plein d’amiante."

Le commanditaire, l'asbl Renovas, le Foyer Schaerbeekois et le coordinateur de sécurité, Pierre Ramon, nient tout problème. Ce dernier affirme que "les ouvriers sont encadrés par quelqu’un qui a eu la formation adéquate." Or, le chantier a été arrêté pour cause de non-respect de la règlementation relative au désamiantage.

Des travailleurs d'une entreprise non agréée pour le désamiantage effectuaient dans le bâtiment Apollo 1 des "travaux préparatoires" au chantier de rénovation, précise Luc Van Hamme. De l'amiante présente dans certains éléments du bâtiment aurait été manipulée lors de ces travaux préparatoires, et l'Inspection du travail a estimé que les manipulations pouvaient être dangereuses pour les ouvriers, qui de toute manière n'appartiennent pas à une entreprise agréée pour ce faire, toujours selon le conseiller général. Le désamiantage sur le chantier est prévu et a été confié à une autre entreprise, Laurenty, disposant quant à elle des permis requis. Mais ce sous-traitant n'est pas encore entré en action sur le site, précise Luc Van Hamme.

Celui-ci indique que le chantier restera à l'arrêt pour une durée encore indéterminée, et qu'il faut désormais enquêter pour déterminer si il y a eu une faute intentionnelle et, le cas échéant, dans le chef de quel acteur du chantier.

Selon un courrier révélé par l'Association Belge des Victimes de l'Amiante, des plaques cassées provenant d'un tablier de baignoire et contenant de l'amiante trainent au sol et sont susceptibles de contaminer le hall d'entrée du bâtiment.

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