Amay stérilise ses chats des rues

Amay stérilise ses chats des rues
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C'est une première à Amay : la commune se lance dans une campagne de stérilisation des chats errants. Une démarche encouragée par la région wallonne. Un vétérinaire partenaire a été désigné pour s'occuper des opérations. Celui-ci s'engage à présenter une facture raisonnable à la commune. Les autres acteurs du projet, ce sont les habitants. S'ils aperçoivent des chats errants, ils sont invités à prendre contact avec le service du bien-être animal de la commune.

"Stériliser des chats vaut mieux que d'euthanasier des chatons"

Riverains, vétérinaires mais aussi défenseurs des animaux, beaucoup sont d'accord sur ce point : la prolifération des chats errants est un problème. Considérons qu'un couple de chats peut donner naissance à une dizaine de chatons par an, chatons qui pourront à leur tour enfanter quelques mois plus tard et ainsi de suite. Alors, au bout de 3 ans, on se retrouve avec près de 2 000 petits félins. Ingérable. "Il y a le problème des déjections de chats à proximité des habitations. Les sacs poubelle peuvent aussi être troués ce qui entraine une insalubrité publique", assure Didier Marchandise, responsable du service environnement à la commune d'Amay. Le problème se pose aussi en matière de bien-être animal. "Le chat errant est porteur d’énormément de maladies. On observe aussi des dégénérescences du fait de la consanguinité", explique l'employé communal. Un constat que fait également Sandrine Collinet, la vétérinaire partenaire du projet à Amay. "Quand on voit dans quel état on nous ramène ces chats, déplore-t-elle. Ils sont tout maigres, pleins de puces, les femelles ont plusieurs portées par an".

"Stériliser des chats vaut mieux que d'euthanasier des chatons", c'est le slogan repris par la commune pour cette première campagne. Une phrase choc mais qui dépeint une réalité. "Certains refuges, débordés, font euthanasier des chats", confirme la vétérinaire. Comment en arrive-t-on à de telles extrémités ? En général, quelques maîtres irresponsables sont à la base du problème. Ils n'ont pas fait stériliser leur chat domestique, une opération pourtant obligatoire. "Quand on aime les animaux il faut vraiment respecter cette condition", estime Didier Marchandise.

Chez le vétérinaire, tout est mis en œuvre pour que l'expérience soit la moins traumatisante possible pour les chats. Après leur passage chez le vétérinaire ils sont gardés quelques jours en observation et sont ensuite relâchés, à l'endroit précis où ils avaient été capturés.

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