Alpinisme: Namur équipe ses voies d'escalade de broches et laisse les pitons de côté 

Alpinisme: Namur équipe ses voies d'escalade de broches et laisse les pitons de côté 
Alpinisme: Namur équipe ses voies d'escalade de broches et laisse les pitons de côté  - © Tous droits réservés

Mercredi 12 Juillet, Jean-Christophe Peers et Alain Thomas, deux alpinistes namurois, trouvaient la mort dans le massif du Grand Combin, en Suisse.

La cause de l’accident peut peut-être s’expliquer par un piton défectueux, mais rien n’est moins sûr. Pour le moment il ne s’agirait que d’une hypothèse. Il faudra attendre l’ouverture de l’enquête pour avoir les premiers éléments de réponses.

En parallèle à ce triste évènement, le Club Alpin Namurois a récemment ouvert 4 nouvelles voies à Beez.

Toutefois, ces quatre nouvelles voies ont été équipées de broches, comme il est coutume désormais en Belgique depuis une vingtaine d’années, et non pas avec des pitons.

Selon Jo Dewez, responsable rochers au club alpin belge, c’est plus sécurisant de procéder de cette manière car cela évite les fissures dans la roche et les déplacements de celles-ci sur le long terme : " A l’inverse des pitons, on place les broches avec une résine. Cela a pour but de coller ces broches dans le rocher. On évite ainsi d’enfoncer des pitons avec un marteau provoquant des fissures dans la roche ".

Progressivement en Belgique, sur les voies d’escalade, les pitons sont remplacés par des broches. Cependant, il est plus difficile en montagne d’atteindre ce niveau de sécurité, en raison du contexte plus sauvage.

" En montagne c’est totalement différent, les pitons, en général ont été placé par des premiers ascensionnistes. Certains sont là depuis 50, voire 100 ans " explique Jo Dewez.

Sur le long terme, en montagne, les pitons peuvent se déceler et même rouiller. Dans ces cas-là, on parle de terrain d’aventure, les alpinistes qui s’y engagent décident de rajouter eux-mêmes des points ancrages s’ils le jugent nécessaire, ou alors ils se contentent de l’équipement en place.

Ceci dit, pour Jo Dewez : " la plupart des accidents sont causés par des erreurs humaines… Un grimpeur n’est jamais à l’abri d’une pierre qui tombe ou d’une chute ".

Les alpinistes sont unanimes sur la question, l’équipement ne peut pas toujours être remis en cause. En montagne ou en falaise équipée, l’escalade reste une activité à risque.

 

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