Agriculteurs et défenseurs de l'environnement manifestent à Namur contre les sangliers

La Fédération wallonne de l’Agriculture (FWA), une délégation de fermiers flamands et Inter Environnement Wallonie ont manifesté ce mercredi matin, à 11h00, devant le cabinet de René Collin, le ministre wallon de l’Agriculture.

Une petite centaine d'entre eux se sont rendus rue d'Harscamp, bloquant le rond-point avec leurs tracteurs. Tous réclament une destruction massive (la totalité au nord du sillon Sambre-et-Meuse, et 80% au sud, NDLR) de la population de sangliers dans les forêts wallonnes pour des raisons sanitaires, économiques et environnementales.

Ils craignent que les sangliers ne propagent davantage le virus de la peste porcine africaine, et finissent par contaminer les élevages de porc. Ils pointent aussi le fait que les bêtes causent de gros dégâts aux cultures et déséquilibrent les écosystèmes.

De son côté, le ministre René Collin a déjà répondu qu'il avait un objectif : réduire de moitié la population de sangliers dans les deux ans. Il promet aussi une prime de 50 euros pour tout sanglier abattu dans la zone de vigilance.

Des mesures qui doivent être présentées jeudi au gouvernement wallon et que René Collin a déjà présentées en primeur à des chasseurs mardi, à Longlier (en province de Luxembourg). "Un premier pas" pour les manifestants, mais ce n’est pas suffisant. Une rencontre a eu lieu ce midi entre le secteur et le ministre et son cabinet.

"L'objectif premier, nous a répondu pour sa part Yvan Hayez, secrétaire général de la Fédération wallonne de l'agriculture, c'est un seul et même message : diminuer les populations de sangliers. Mais nous demandons des résultats, pas uniquement des intentions !"

A cet effet, les chasseurs peuvent-ils être considérés comme les seuls régulateurs possibles ? "Ça, c'est à eux de nous le dire ! S'ils estiment être en mesure de pouvoir gérer le problème, qu'ils s'engagent à le faire et que ce soit contrôlé. A priori, je peux leur faire confiance. Ou alors, il faut les aider et faire appel aux services publics, par exemple aux agents Nature et Forêt de la Région wallonne, voire à un autre niveau de pouvoir."

Et Yvan Hayez de conclure : "C'est clair qu'on ne va pas régler le problème du jour au lendemain ! Notre but, aujourd'hui, c'est d'obtenir des engagements, chiffrés, avec une méthodologie qui permette un contrôle et une évaluation régulière du chemin parcouru."

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