Agence spatiale européenne: Redu va désormais jouer un rôle clé

L’Agence spatiale européenne de Redu.
L’Agence spatiale européenne de Redu. - © ANTHONY DEHEZ - BELGA

Mardi, Philippe Courard (secrétaire d’État à la Politique scientifique) a rencontré le vice premier ministre luxembourgeois Étienne Schneider au centre de l'ESA – l’Agence spatiale européenne – à Redu. Ils y ont signé avec des industriels des accords assurant l'avenir et le développement du centre de Redu, le seul centre de l'ESA en Belgique. Ces accords vont donner une identité particulière au centre belge.

Le site de Redu va acquérir le statut d'infrastructure critique, c'est-à-dire un site à haute sécurité. Car il va être amené à jouer un rôle clef dans la protection des données. "Que ce soit pour des missions gouvernementales (comme Galileo par exemple) ou commerciales, sécuriser les données est un élément non négligeable de la compétitivité, déclare Jean-Jacques Dordain (directeur-général de l'ESA). Redu sera donc aussi un centre à vocation sécuritaire."

En plus de la protection des données, de nouveaux programmes satellitaires seront testés et suivis depuis Redu ; un centre de formation sera aussi créé pour garantir une main-d’œuvre hautement qualifiée.

La Belgique investi deux millions d'euros dans ce projet. "On va former par cycle de 30-40 des équipes d’étudiants et d’ingénieurs, et les spécialiser dans les technologies spatiales, explique Philippe Courard (secrétaire d’État à la Politique scientifique). Là, c’est évidemment aussi un plus pour les scientifiques et les chercheurs belges, mais aussi pour l’ensemble du développement de l’emploi puisque plus d’emplois et de visiteurs, cela va faire fonctionner l’économie locale."

De son côté, l'Agence spatiale européenne injectera chaque année deux millions d'euros dans le centre de Redu. Ces investissements, gages de stabilité et de pérennité, vont attirer les industriels. Des retombées économiques importantes sont attendues pour la Grande Région, ainsi que la création d'une soixantaine d'emplois directs.

Anaïs Stas

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK