Affaire Health City: le fitness unisexe n'est pas discriminatoire

C'est quoi, discriminer ? C'est traiter différemment des catégories de personnes... sauf si le but est légitime, et si les moyen sont adéquats.

Les magistrats de la cour d'appel, dans l'arrêt prononcé ce mardi, se sont bornés à constater que la morphologie des messieurs et des dames, c'est pas pareil. Des salles de cours, avec des agrès séparés, existent d'ailleurs dans de multiples gymnases. Et le groupe HealthCity a d'ailleurs produit une lettre de déménageurs qui ont emportés les engins de musculation, devenus inadaptés au corps féminin. Le fitness "women only" répond, pour les juges, au malaise de certaines clientes face aux regards masculins, répond à un besoin, besoin de préserver une intimité.

Et il n'importe guère, dès lors que la fin de la mixité soit dictée par des considérations économiques ou commerciales. Le groupe HealthCitya indiqué que pour l'implantation liégeoise concernée par le passage à l'unisexe, le nombre d'abonnés est passé de 1610 à 2549. L'opération est, apparemment, rentable!

Le plaignant est donc débouté. Le groupe HealthCity, devenu Basic Fit, peut souffler.

Michel Gretry

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