Affaire des princesses du Conrad: nouvelle audience en chambre du conseil

Une famille princière du Golfe persique occupait une suite à l'année au quatrième étage de l'hôtel Conrad. À son service, 23 femmes de huit nationalités, taillables et corvéables à merci, sans permis de travail ni titre de séjour, vivaient un véritable enfer. Une de ces "esclaves modernes" parvient pourtant à déjouer la surveillance et à donner l'alerte. En juillet 2008, l'affaire éclate au grand jour.

Les domestiques dorment à même le sol, ont l'interdiction de quitter l'étage et ne jouissent d'aucun droit. Sept princesses et leur mère sont inculpées de traite des êtres humains, de séquestration et d'une série d'infractions au droit du travail. Mais elles ont pu quitter l'hôtel et regagner leur pays sans être inquiétées. Elles demeureront à l'abri des poursuites, même si la chambre du conseil de Bruxelles devait ordonner leur renvoi devant le tribunal correctionnel.

L'hôtel Conrad, pour sa part, n'a pas été inquiété. Pour les avocats des jeunes femmes pourtant, la direction du prestigieux cinq étoiles ne pouvait pas ignorer dans quelles conditions vivaient la vingtaine de domestiques, qui n'auraient sans doute pas pu être séquestrées aussi longtemps sans la complicité, au moins passive, du personnel de l'hôtel.  

Philippe Carlot

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