Affaire de mœurs au centre de formation de tennis de table de Blegny: la fédération dépose une plainte

Le centre de formation de tennis de table de haut niveau de Blegny
Le centre de formation de tennis de table de haut niveau de Blegny - © Google maps

Le centre de formation de tennis de table de haut niveau de Blegny est secoué par une affaire de mœurs. Le journal La Meuse l'a révélé samedi.

Au cours des derniers mois, un jeune espoir du tennis de table, âgé de 15 ans, aurait commis des faits d’attouchements et de viols sur sept autres joueurs mineurs. Le centre de Blegny accueille des jeunes de 12 à 17 ans qui suivent un cursus de sport-études en internat.

Une première partie des faits présumés a été portée à la connaissance des responsables entre Noël et Nouvel An, comme le détaille Yves Douin, le secrétaire général de l’Aile Francophone de Tennis de Table et président du comité provincial de Liège : "Le 29 décembre en matinée, les plus grands du groupe ont pris contact avec moi et m’ont expliqué la première partie des faits. Le reste des faits, les petits nous en ont parlé après le Nouvel An, le 6 et le 7. Dès le départ, on a écarté le joueur, convoqué les parents et on a prévenu le conseil d’administration, notre référent Adeps-Sport de haut niveau, l’école et l’internat."

Yves Douin constate : "On n’a rien vu venir. On a géré en toute transparence avec les parents d’abord, avec le conseil d’administration ensuite nos référents au niveau de l’Adeps. C’est compliqué. On n’est pas formés pour ça et je suis particulièrement content que le soutien psychologique entre en action, que des professionnels entrent en action maintenant pour les jeunes et pour l’encadrement également. Evidemment, la médiatisation, le droit à information, c’est pénaliser une deuxième fois les victimes. C’est ce qui est peut-être même le plus pénible pour eux. Ils sont mis au-devant de la scène, même s’ils ne sont pas cités, C’est un groupe qui est relativement limité et donc évidemment beaucoup de personnes savent mettre des noms et c’est difficile. Le regard des autres est difficile."

Des contacts pour mettre en place un soutien psychologique étaient en cours depuis la rentrée du 4 janvier. La première séance était organisée ce lundi.

Le jeune qui aurait commis les faits ne donne pas d’explication. "Il s’est plutôt tu. Ses parents ont appris la situation au fur et à mesure de ce qu’on l’apprenait et qu’on leur communiquait.", explique Yves Douin. Le conseil d’administration de la fédération décidera ce lundi de l’exclusion du jeune joueur.

En ce qui concerne les éventuelles plaintes… "La fédération va déposer, par son avocat, une plainte entre les mains d’un juge d’instruction ce lundi. A ma connaissance, les parents n’ont pas porté plainte à ce stade-ci.", annonce Yves Douin.

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