Actions syndicales devant les trois sites wallons de GSK

C'était une journée importante ce mercredi chez GSK Belgique: le premier conseil d’entreprise depuis l’annonce, par la direction, d’un plan de transformation. Un plan qui risque d’avoir de lourdes conséquences pour l’emploi : près de 1000 personnes avec jusqu’à 720 emplois supprimés chez les employés et les cadres et 125 contrats à durée déterminée non reconduits.


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Mardi, pour marquer le coup, la CSC avait organisé un rassemblement symbolique. Et ce mercredi matin, c’était au tour de la FGTB et du syndicat libéral de mener une action devant les trois sites wallons de GSK.

Depuis 5h30, des tracts ont été distribués aux travailleurs. Un autocollant avec le logo de GSK avec un bandeau noir en signe de deuil.

La FGTB veut éviter les licenciements secs et elle prévient, si les négociations échouent, elle envisagera des actions.

Une quarantaine de questions

Au cours du conseil d'entreprise il a surtout été question d'agenda et de méthodologie pour la suite des discussions mais la direction a déjà présenté dans l'après-midi certains chiffres. Le calendrier fixé prévoit une réunion par semaine jusqu'au mois de mai, et les syndicats ont déjà posé une quarantaine de question à la direction.

"La direction a parlé optimalisation, flexibilisation, fluidification, centralisation... Mais pour l'instant, cela reste encore assez vague. Ils sont partis des nombres annoncés pour expliquer leur raisonnement, sans encore être très précis à ce stade. Il y a eu aussi une discussion sur la représentation des cadres pour la deuxième phase. Comme un peu partout tout le secteur, les employeurs ont un peu de mal à reconnaitre qu'une délégation syndicale pourrait négocier pour les cadres. La porte n'est pas fermée, il faut encore discuter mais nous avons averti que cette question risquait de polluer le processus de la phase 1", indiquait en fin de journée le permanent CNE Jean-Marc Lepied.

Côté FGTB comme CSC, on estime que l'état d'esprit dans lequel s'est déroulé cette première rencontre d'une journée avec la direction n'est pas mauvais. Les représentants de GSK semblent pressés d'avancer, sans toutefois fixer de délais pour aboutir et les conseils d'entreprises devraient s’enchaîner au rythme d'un par semaine jusqu'au mois de mai. Pour celui qui se tiendra la semaine prochaine, le 19 février donc, les représentants du personnel ont déjà posé une quarantaine de questions à la direction.

Archives : Journal télévisé du 05/02/2020

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