Actions syndicales: des milliers de manifestants à Charleroi, Liège, Namur

Rassemblement à Liège.
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Rassemblement à Liège. - © RTBF

Manifestations, services publics au ralenti et peu de bus ce mercredi matin en Wallonie: les chauffeurs manifestaient, à l'appel des trois syndicats, contre les mesures du gouvernement fédéral. Ils dénoncent également certains choix politiques du gouvernement wallon. Ils se sont rassemblés en fin de matinée à Namur, Liège et Charleroi.

Concrètement, à Mons, 1 bus sur 4 seulement circulait. Dans la région du Centre, seulement 1 bus sur 31 est sorti du dépôt. A Charleroi, aucun bus ne circulait. Dans le Borinage, la moitié des bus étaient de sortie; même tendance à Tournai.

La situation était plus favorable dans le reste de la Wallonie picarde, desservie par des opérateurs privés. 

Au TEC Liège-Verviers, pas un seul bus n’est sorti des dépôts, des piquets ont été placés devant l’entrée. En ce qui concerne les lignes privées, elles étaient généralement limitées à la périphérie de la ville. Les Maisons de la Mobilité de Robermont, Jemeppe, Liège (Saint-Lambert et Guillemins) et Verviers étaient fermées. Le personnel de l'Infotec n'a pas pu accéder à ses bureaux.

Au TEC Namur-Luxembourg, 40% des chauffeurs étaient en grève. En Brabant wallon par contre, il n'y a pas eu trop de perturbation. A Nivelles par exemple, seul 1 chauffeur sur 6 s’est joint au mouvement.

Les bus ne sont pas les seuls à être touchés

Quelques perturbations dans les écoles aujourd'hui puisque des enseignants participaient aux manifestations. Quoi qu'il en soit, les élèves étaient pris en charge. 

La prison de Lantin, elle, fonctionnait comme la nuit, c'est-à-dire sans visite, ni activité ou sortie préau. Dans les hôpitaux, les services tournaient au ralenti, comme un dimanche.

Trois manifestations 

Ces manifestations ont eu lieu dans les trois grandes villes wallonnes : Charleroi, Namur et Liège. A chaque fois, un cortège sillonnait les rues du centre-ville avant les traditionnels discours.

A Charleroi, les syndicats attendaient quelque 8000 personnes qui se sont rassemblées sur l'esplanade de la gare du Sud vers 10h. Le cortège s'est ensuite ébranlé pour rejoindre l'esplanade de l'Université du Travail (UT) en passant par la rue du Pont Neuf et le boulevard Janson. Il était composé d'ouvriers et d'employés émanant de tous les secteurs: métallurgie, services publics, enseignement, industrie.

Les manifestants arboraient des banderoles répétant et scandant leur opposition aux mesures prises par le gouvernement Michel. 

Plusieurs parlementaires de la Région et du Fédéral étaient également présents ainsi que des élus communaux. Un hélicoptère de la police fédérale surveillait les lieux. Du côté des organisateurs comme du côté de la police, on se rejoint pour confirmer qu'il n'y a eu aucun incident pendant le trajet. 

En fin de parcours, peu avant midi, au pied de l'Université du Travail et de la statue de Paul Pastur, les intervenants des trois organisations syndicales ont répété leur opposition au gouvernement et leur détermination à lancer de nouvelles actions, notamment dans les services publics.

La manifestation organisée par la CSC et la FGTB à Liège s'est déroulée dans le calme. Les estimations de la police et des syndicats convergent: environ 8000 personnes ont participé au cortège, qui a démarré au parc d'Avroy pour rejoindre la place Saint-Lambert.

Quant à Namur, les manifestants se sont rassemblés place Léopold vers 9h30. Ils seraient près de 2000 d'après les estimations. 

RTBF

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