Actions de soutien en faveur de l'étudiant Hamid Babaei emprisonné en Iran

HEC Liège: action de soutien en faveur de l'étudiant iranien Hamid Babaei
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HEC Liège: action de soutien en faveur de l'étudiant iranien Hamid Babaei - © rtbf.be

Les actions de soutien pour la libération de Hamid Babaei se poursuivent à Liège et à Bruxelles. Cet étudiant iranien de troisième cycle à l'ULg est détenu arbitrairement dans son pays d'origine depuis le mois d'août 2013. Il lui est reproché d'avoir refusé d'espionner ses condisciples iraniens. L'ULg a donc appuyé l'action urgente d'Amnesty International pour exiger la libération immédiate et inconditionnelle d'Hamid Babaei. Plusieurs activités de sensibilisation sont organisées. Une centaine d'étudiants de HEC se sont réunis pour faire une photo géante intitulée "'Free Hamid Babaei", la même action a eu lieu devant les amphis de l'Europe pour les étudiants du Sart-Tilman.

L'ULg et L'ULB poursuivent, avec Amnesty International, les actions de soutien en faveur de l'étudiant iranien Hamid Babaei. Son épouse, Cobra Parsajoo, étudiante iranienne de troisième cycle à l'ULB, retournée en Iran a courru également le risque de se faire arrêter pour avoir fait campagne pacifiquement en faveur de sa libération.

Depuis l'action urgente d'Amnesty International, elle peut rendre visite une fois par semaine à son mari.Les actions visent aussi a obtenir des autorités iraniennes qu'Hamid Babaei puisse, en attendant sa libération, bénéficier des soins médicaux dont il pourrait avoir besoin et consulter l'avocat de son choix.

Des actions comme celles-ci peuvent avoir un impact important sur l'évolution de la situation de l'étudiant emprisonné. Comme l'explique Laurent Harari, étudiant en sciences politique et responsable du groupe Amnesty de l'ULg."On pense souvent que ce type d'action n'a pas d'influence mais des pays tels que l'Iran accorde une grande importance à l'image qu'ils donnent d'eux à l'étranger. On a pu constater, depuis des années, que le travail d'Amnesty International permet d'améliorer la condition des prisonniers. Le contact avec les gardiens s'améliore également. Les autorités ne peuvent plus faire n'importe quoi. A l'international, ils sentent qu'ils sont observés. Il est vrai qu'Hamid Babaei était étudiant à l'ULg mais il est iranien, condamné par un tribunal iranien ce qui réduit diplomatiquement les capacités d'actions".

Demain mercredi à 19H00, Emile Franck, le responsable d'Amnesty International pour le Golfe persique se rendra dans les locaux de l'ULg, place du XX août, pour évoquer la situation de l'étudiant emprisonné. Cette rencontre sera suivie d'une projection du film "les Chats Persans".

A Bruxelles, jeudi à midi, un rassemblement se tiendra devant l'ambassade d'Iran situé en face de l'auditoire Paul-Emile Janson du campus du Solbosch de l'ULB.

Cathy Massart